Partons à la découverte de Dillon, une jeune artiste allemande qui en postant des petites vidéos d’elle sur Internet, seule au piano, s’est faite remarquer, lui permettant de produire son premier album.

Extrait de « Gumache »

C’est un DJ, DJ Koze qui dit d’elle : « Elle a du chien, elle chante de manière vraie et confortablement imparfaite ». C’est ma foi assez bien résumé.

Extrait de « Tip tapping »

Dominique Dillon, 23 ans est issue du monde de la techno, signée sur le prestigieux label allemand BPitch control mais c’est bien loin du dance floor qu’elle imagine ses chansons souvent conçues comme des comptines introspectives, mélancoliques qui utilisent les textures de la musique électronique comme une sorte de sous-vêtement léger. Petite lingerie synthétique sexy affriolante qui couvre la pudeur des sentiments.

Extrait de « You are my winter »

Dillon chante sans fard, avec une fragilité déconcertante, son accent allemand faisant le reste donnant encore plus de charme à ses chansons désaxées harmoniquement, qui taquine la mémoire musicale allemande qui va du cabaret berlinois des années 30, Kurt Weil bien sûr en passant par la culture puisée dans l’idée de « momentform » propre à Stockhausen jusqu’au mouvement Krautrock de Klaus Schulze et Kraftwerk.

Extrait de « --------- » (sans titre)

Album étrange, minimaliste dans sa forme et intense dans son contenu, il présente une artiste qui pour écrire ses chansons pense autant à Billie Holiday qu’à Jean-Michel Basquiat, qui raconte des histoires de brosses à dents oubliées, parle de la texture de son sang, évoque l’architecture de la gare de Berlin, d’un étrange cristal de vie volé…

Extrait de « Hey beau »

L’album s’intitule « Silence Kills » et vous l’aurez compris, il possède tous les charmes d’un doux et bouleversant compagnon hivernal.

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