Sergent Pepper’s lonely hearts club band - The Beatles
Sergent Pepper’s lonely hearts club band - The Beatles © Radio France

Ce matin, vous rendez hommage à un album sorti le 1er juin 1967, il y a donc 45 ans, jour pour jour. Extrait « Sergent Pepper’s lonely hearts club band » Le 1er juin 1967, les Beatles réapparaissent après 4 mois de travail intense au studio N°2 d’Abbey Road. A leur façon et avec maestria ils disent au monde entier que : « le changement c’est maintenant ». Une révolution. Une métamorphose. Une œuvre. C’est la première fois d’ailleurs que l’on emploie le terme « œuvre » pour qualifier un disque pop. Oui, « Sergent Pepper’s lonely hearts club band », en français : « l’orchestre du club des cœurs solitaires du Sergent Poivre” est le disque du paradoxe. Parce qu’il contribue à la reconnaissance du rock par l’establishment, jusque là effrayé par la sulfureuse contre-culture dominante des années 60. Et parce que ce disque là, est l’album le plus subversif des Beatles depuis leurs débuts fracassants en 1962. Et pour cause.Extrait de « Fixing a hole » L’album concept (le premier de l’histoire de la pop) est un jeu de pistes – au sens propre comme au figuré - tant il est truffé de symboles cryptiques couchés sur bandes analogiques qui inventent l’enregistrement 16 pistes sans les avoir à disposition. Le groupe goguenard, se met lui-même en scène, organisant symboliquement sa mort sur la pochette, se représentant déjà en statue de cire, mais opérant de concert sa résurrection sous forme de 4 garçons moustachus, uniforme à brandebourg, comme sorti de l’armée du salut. Plus tout à fait 4 garçons dans le vent et déjà clairement 4 garçons dans le tourbillon de l’acide lysergique diéthylamide. Comprenez le LSD.Extrait de « Lucy in the sky with diamonds » Chanson dont les initiales font LSD et pourtant benoitement inspiré d’un dessin du fils Lennon, Julian, 4 ans, revenu de l’école avec un dessin représentant sa copine Lucy dans le ciel avec des diamants. C’est l’une des forces de cet opéra pop psychédélique qui prend le territoire de l’enfance comme prétexte pour écrire l’un des manifestes de la révolution hippie pour une jeunesse qui ne va plus tarder à faire l’amour sans la guerre, mais avec moults psychotropes. Notamment à travers le summer of love de 1967 à San Fransisco, dont la chanson « a day in the life » devient l’hymne ravageur.Extrait de “A day in the life » Symphonique morceau de bravoure, “A day in a life” nous révèle en fait que l’album ne contient pas 12 titres mais bien 24 tant chaque morceau est la somme de deux chansons en une, témoin de la relation fusionnelle du tandem Mc Cartney-Lennon qui ont, le temps d’un disque, trouvé leur point G musical. 45 ans plus tard, la jouissance est intacte.

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