Vous nous parlez ce matin d’un groupe au nom étrange : « Beau catcheur »

Oui Patrick, et il n’y a pas que le nom de ce groupe qui soit étrange… Leur formation déjà : un duo minimaliste avec seulement une contrebasse et deux voix, les titres de leur répertoire : des reprises de tubes comme « One more time » de Daft Punk, « Asimbonanga » de Johnny Clegg, « Les copains d’abord » « Tea for two » ou encore…

Extrait 1 : "Parole parole"

ca change de l'originale avec Dalida et Alain Delon... Fred Poulet à la voix et Sarah Murcia à la contrebasse, les seuls deux musiciens de ce duo « Beau catcheur »

C’est bien pour cela que je vous disais qu’il n’y avait pas que le nom de leur groupe qui soit étrange… Vous entendez cette voix de Fred Poulet pas tout à fait chantée… On ne sait pas trop s’il récite ou chante et puis elle n'est pas tout à fait juste… Comme si cette façon de faire était pour mettre en avant la belle musique de ce tube chanté par Dalida en 1972… Qui se fait entendre au loin dans notre tête… Et c’est en ce sens que ce disque est réussi : alors que vous écoutez la version déjantée de ce duo, au loin, se murmure la version originale en surimpression ! Comme dans ce morceau disco de la fin des années 1970 : « le Freak » par le groupe « chic ! »

Extrait 2 : "Le freak"

« Le Freak », repris par le groupe Beau catcheur… Avec Sarah Murcia à la contrebasse et Fred Poulet à la voix

Et vous remarquez ce petit accent français de Fred Poulet, cette contrebasse de Sarah Murcia dont nous n’entendons que peu la très belle voix dans ce disque parce qu’elle soutient surtout la rythmique et la musicalité de ces morceaux avec les seules quatre cordes de sa contrebasse…

Deux musiciens pas inconnus mais souterrains. Fred Poulet et Sarah Murcia qui naviguent entre le jazz et la chanson à texte. Compères d'Higelin, Brigitte fontaine, qui réussissent à eux deux à reproduire des tubes sans les imiter bêtement… Mais en les parodiant avec un humour fou

Extrait 3 : "Comme d’habitude"

C’est sorti le mois dernier au label « La bande passante »

...qui est le label indépendant du chanteur et guitariste très rock et underground lui aussi Rodolphe Burger. Et comme tous ces gens ne sont pas trop visibles dans les médias… Mais pourtant souvent copains de scène et d’affinités... ils se tiennent les coudes, parlent les uns des autres. Et donc forcément, Rodolphe Burger fait son apparition dans ce disque. Dans un rôle aux antipodes du tube du petit garçon de 4 ans qui a marqué les années 1990… Jordi... Vous savez son tube: « Dur dur d’être bébé » ?! Eh bien imaginez cette chanson chantée par la voix éraillée d’un homme mur : Rodolphe Burger.

Extrait 4 : "Dur dur d’être bébé"

Et ils seront les invités de Summertime le 13 janvier en direct de 22h à minuit.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.