Depuis lundi, nous nous sommes baladés dans le rap, le rock, la soul et la country. Aujourd’hui, retour aux racines de la chanson contestataire, retour à la musique du peuple, le folk.

« Cette machine tue les fascistes » disait l’étiquette collée à la guitare de Woody Guthrie, le père de la musique folk. Homme de gauche, vénéré par Bob Dylan, Guthrie refusait, comme son disciple, l’habit de chanteur engagé. Car il n’écrivait que sur ce qu’il avait observé ou vécu.

Né il y a 100 ans dans le Dust Bowl, littéralement le bol de poussière, dans les grandes plaines de l’Oklahoma, Guthrie prend la route, comme tant d’autres pendant la Grande Dépression des années 30, vers la Californie, terre promise. Dans les trains ou par auto-stop, il fréquente des hobos, ces clochards vagabonds. Il séjourne dans des camps de travail où les gens s’entassaient en attendant une place de journalier dans les champs. Troubadour, il compose et il chante, là où il se pose.

Amoureux de son pays, qu’il a traversé en long et en large, son morceau le plus connu est apolitique.

Extrait de « This land is your land » par Woody Guthrie

Woody Guthrie, père de la musique folk, a fait des petits : Dylan, Springsteen et plus récemment, Theo Hakola.

Hakola a marqué les esprits dans les années 80 et 90 avec Orchestre Rouge et Passion Fodder. Cet originaire du nord ouest des Etats-Unis vit en France depuis 30 ans mais a gardé son âme américaine. 2012 est une année électorale chez lui et chez lui. Quelle bonne occasion de revoir l’hymne de Guthrie, avec l’ironie en plus.

Extrait de « This land is not your land » par Theo Hakola

Un grand guitariste américain, Ry Cooder vient de livrer un album dédié à 100 % aux élections américaines.

Puisant dans les racines du blues et du rythm and blues, on dirait que le guitariste vole au secours du candidat démocrate.

Dans « Election Special », rien n’est laissé de côté : Wall Street, Guatanamo, le Tea Party. Il y a même une chanson écrite du point de vue du chien de Romney. Elle est de loin la plus poilante.

Dans Cold Cold Feeling, Ry Cooder chante le Blues du Président.

Extrait de « Cold Cold Feeling »par Ry Cooder

Ry Cooder a également célébré la musique cubaine avec le Buena Vista Social Club. Le vote Latino est primordial pour le futur habitant de la maison blanche. « Viva Obama » est une chanson dans la pure tradition Norteno.

« Viva Obama » par Los amigos d’Obama

Retrouvez la vie hors du commun de Woody Guthrie à l’occasion du centenaire de sa naissance, dans l’émission de Valli « Pop, etc. », ce soir à minuit.

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