Partons à la découverte du troisième album de Barbara Carlotti qui s’intitule « L’amour, l’argent, le vent ».

« L’amour, l’argent, le vent ». Un sentiment, une valeur, et un élément réunis pour le pire et le meilleur par Barbara Carlotti qui se réinvente en fille d’Ipanema pour chanter avec une forme d’insolence réaliste que ces trois forces immatérielles peuvent nous élever comme nous terrasser.

Extrait de « L’amour, l’argent, le vent »

Barbara Carlotti a longtemps souffert de son irrésistible et noble attraction pour le dandysme musical, lui consacrant même un spectacle où elle mettait précisément en avant la nébuleuse dandy. A croire que c’est dans l’accumulation de sentiments aux contours diffus que se déploierait définitivement son style. Avec son nouveau disque, Barbara Carlotti tourne le dos à cette désinvolte nonchalance pour s’incarner, s’enraciner et faire de son élégance naturelle une qualité pour affronter la réalité.

Extrait de « J’ai changé »

La lenteur et les voyages sont les deux mamelles de la création de ce disque. La lenteur est celle du processus de création. Trois années pleines à chercher, écrire seule puis en groupe. Les voyages sont ceux qu’elle initie. L’Inde où l’on rencontre toujours un Ravi pour jouer du Sitar, le Brésil pour se sentir animale, le Japon où la mélancolie du Koto imprègne les nuits de pleine lune. C’est ainsi que Barbara Carlotti a fait de son propre disque un voyage immobile, une déambulation nocturne et insomniaque.

Extrait de « Grande autoroute »

Le chant alangui de Barbara Carlotti trouve une nouvelle résonnance avec un style plus affirmé et précis porté par la grâce d’arrangements cinématographiques.

Extrait de « Dimanche d’automne »

Le 23 octobre 1993 Barbara Carlotti écrivait dans son journal intime « Je veux être chanteuse ». 20 ans plus tard, elle s’est permis d’exaucer son rêve.

Les liens

La page de la chronique "Encore un matin" sur Facebook

Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.