Le deuxième album de François and the Atlas Mountains emmené par François Marry 29 ans qui nous vient de Saintes en Charente-Maritimes sort aujourd’hui… Il est signé sur le label anglais domino et s’intitule « E Volo Love ».

Un titre étrange qui marrie l’italien et l’anglais, joli palindrome pour évoquer un vol d’amour. C’est bien de cela dont il s’agit dans ce disque foisonnant de sentiments, gorgé d’une intensité lumineuse, conçu sous une influence aquatique presque obsessionnelle.

Extrait de « Les plus beaux »

Après un premier disque qui s’intitulait « plaine inondable », François et ses montagnes de l’Atlas incarnées par trois musiciens aussi délicats que lui, et doués d’un relief vertigineux dans leur jeu, voici venir le temps de l’éclaircie. Ce disque est porté par ce qui ressemble à un cahier des charges. Traduire en mélodies et en mots une sauvagerie qui est celle qui vous prend à la gorge, quand après des heures de route vous débarquez du grand nord, sur les plages immenses des landes où l’océan et les dunes vous rendent tout à coup humbles et si précisément humains. Les chansons de François Marry sont belles, parce qu’elles sont simples, enveloppantes, rassurantes, matricielles. A l’abri de leur structure amniotique, on devine aussi une vie inspirée par le mouvement et le déracinement volontaire.

Extrait de « Cherchant des ponts »

L’histoire de cet album c’est aussi celle typique d’un trentenaire qui a grandi entre le skate, les raves, Nirvana, Boris Vian, le Maroc, l’Afrique noire, les fanzines, Dominique A, le trip hop, la ville de Bristol… Au bout du compte d’une façon assez inconsciente François and the Atlas Mountain définit avec ce disque une possible nouvelle énergie pour la chanson hexagonale.

Extrait de « Piscine »

Voici un disque « animal sauvage », qui se déroule comme un paysage sonore infini, en équilibre constant entre sensualité et intranquillité.

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