Par Laurence Peuron.

Aujourd’hui, vous nous parlez d’un duo franco-canadien : The Fox Heads.

The Fox Heads, c’est la rencontre de deux garçons d’une trentaine d’années. L’un est tourangeau, c’est Funken, sans doute pas le prénom que ses parents lui ont choisi mais il n’est pas le premier… Dick Rivers ça a quand plus la classe que Hervé Forneri… Il n’est pas dit dans l’histoire comment s’appelle en vrai pour l’état civil Funken, et dans le fond on s’en fiche, ce qui est intéressant, c’est qu’au milieu des années 2000, ce bidouilleur de sons électroniques rencontre Ira Lee, rappeur canadien et qu’entre les étincelles de l’un et le flow de l’autre soit née de la musique.

Extrait de « Boy with a balloon »

Alors comment un canadien de Montréal débarque en France et choisit plutôt que Paris, Lyon ou Marseille de s’installer à Tours. Non ce n’est ni l’influence du compositeur Poulenc qui vécut en Touraine, ni celle de la femme de Mick Jagger, le chanteur des Rolling Stones qui possède le château Fourchette à Pocé-sur-Cisse, ni même Honoré de Balzac ou le chanteur Gérard Blanchard dont le « mon amour est parti avec le loup dans les grottes de Rocamadour » a sans doute franchi les frontières.

Il y a là, à Tours, une sorte de parrain de la musique électronique. Parrain dans le sens noble du terme : Rubin Steiner est avec son studio une sorte d’accoucheur des talents de la place. En 2006, son album « Drum major » a été nommé aux Victoires de la musique. C’est dire si ça assoie une notoriété. Bref, gravite aujourd’hui autour du garçon tout un tas de groupes satellites : Boogers, Piano Chat, Pneu ou Mesparrow, une jeune fille très douée qui pose ici sa voix sur ce titre des Fox Heads : « Tits »

Extrait de « Tits »

Tours, en vitrine de la scène électronique française...

Alors si on dit cela, Yuksek à Reims va être jaloux, que dire de Pedro Winter à Paris, le parrain de Justice ou de Sebastian. Mais manifestement il se passe quelque chose là bas. Et j’ai envie de vous dire suivez l’injonction de cette chanson.

Extrait de « Gooooogle it »

L’album s’appelle « we want to be numb ».

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