Marseille est championne de France. Championne de France de la ville la plus chantée. Et pas que par des Marseillais. Dans la chanson hexagonale, les transferts sont nombreux à avoir chanté Marseille. Souvent avec Fougue. Mais pourrait-il en être autrement avec cette ville qui ne se mérite qu’en conjugaison avec la passion ?Extrait de « Marseille » par Léo FerréMarseille, bipolaire, dont le tandem « pastis Marius » a longtemps occulté la réalité. Marseille qui parle toujours avec les mains, c’est, comme l’écrivit Jules Supervielle, ce « beau rendez-vous de vivants qui lèvent le bras comme pour se partager le ciel ».Extrait de « Tais-toi Marseille » par BarbaraMarseille « lève toi et marche » c’est en raccourci ce que signifie cette élévation au rang de capitale européenne de la culture pour la cité phocéenne, éliminée à domicile chaque fois qu’un crime ou un règlement de compte tire au but. Il ne faut donc pas en vouloir à celle, qui née à Marseille, a choisi de troquer le mot culture pour celui de rupture.Extrait de « Capitale de la rupture » par Kenny ArkanaMarseille, capitale du hip hop, a enfanté de beaux enfants, enfants de la belle de mai, de la colère, du virage nord ou de la frime, du Mia ou de la solidarité. Marseille fascine surtout par sa capacité à perpétuer sa propre mythologie. Marseille idéalisée, fantasmée comme un amour charnel dont on ne revient jamais tout à fait.Extrait de « Marseille » de Jean GuidoniIl y a ceux qui y sont nés comme Akhenaton, ceux qui y ont fait leurs débuts comme Yves Montand à l’Alcazar. Ou Charles Trenet qui fit ses premiers pas en solo au cabaret du grand hôtel Noailles. Et puis il y a ceux qui restent. Comme Moussu T, qui inlassablement court après sa ville comme on court après son premier amour. Extrait de « Mademoiselle Marseille » par Moussu TMarseille, fille ultra de la méditerranée remue toujours son bassin au rythme épicé du Massilia sound system. Et provoque encore de la discorde. Avec la mémoire tatouée des mots de Georges Moustaki chantant la suprématie de la méditerranée avant même d’imaginer un jour son musée : « Dans ce bassin où jouentDes enfants aux yeux noirs,Il y a trois continentsEt des siècles d'histoire,Des prophètes des dieux,Le Messie en personne.Il y a un bel étéQui ne craint pas l'automne,En Méditerranée. »

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