Il faut se rappeler que la crise économique, les banques en déroute, les bourses qui se détraquent ont inspiré les chanteurs d’avant guerre avec souvent beaucoup d’à-propos.

J’imagine que les eurosceptiques comme les euros fanatiques n’ont pas forcément le cœur à chanter et pourtant… S’ils se souvenaient qu’après le krach boursier de 1929, on connaît déjà la chanson. Un jeudi noir, puis deux ans plus tard les anglais qui dévaluent et la France qui plonge à son tour. Qu’ils soient de la « démondialisation » ou de l’altermondialisation, les indignés de 2011 pourraient largement se retrouver dans le texte de cette chanson qui date de 1930 et chanté par Georgel

Extrait de « Les marchands d’illusion »

Disciple du chansonnier Felix Mayol, Georgel que l’on considérait comme le roi du caf conc’ fera grande impression avec cette chanson sociale qui irrigue les rues de Paris dans ces années là. Dans un registre plus fantaisiste, le comédien Roland Toutain chante fataliste et un brin cynique le destin des gens qui n’ont plus rien. Nous sommes en 1931.

Extrait de « Je suis fauché »

Tous les matins nous voilà secoués, perplexes et bien impuissants devant cette question de la dette publique grecque. Et si tous les créanciers du monde se donnaient la main pour chanter tout à coup comme Albert Préjean dans le film « la crise est finie » en 1934.

Extrait de « La crise est finie »

Cette année là, en 34, on considéra ce film comme un remède à une société qui crevait de pessimisme. Il faudra peut être donc se mettre à chanter pour être optimiste à nouveau.

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