Ce matin, vous nous présentez le 5ème album studio du groupe rock « Eiffel ». Déjà 15 ans d’existence pour cette formation originaire de Bordeaux, qui connaît un succès populaire grandissant.

Emmené par la personnalité charismatique et décisive de Romain Humeau, le groupe Eiffel est l’illustration brillante d’un entêtement salutaire au service d’un rock hexagonal qui cherche toujours la juste équation. Entre l’exigence de la sueur primale issue des glandes surrénales qui secrète l’adrénaline et la nécessité impériale d’obéir à l’impulsion poétique, Eiffel n’a jamais cédé. Comme en témoigne cette chanson fleuve où l’âme vagabonde de Léo Ferré vient hanter la rage spontanée du groupe.

Extrait de « Chanson trouée »

Eiffel n’a pas eu la partie facile pour tenter de déjouer le piège des étiquettes de saison. Celle du groupe de ténébreux bordelais venant systématiquement s’échouer sur celle moins avantageuse de second couteau de l’héritage Noir Désir. Alors Romain Humeau et sa bande en ont fait leur atout. Les ténèbres comme les désirs noirs ils les ont certes fréquentés, pour finalement les transcender. La récompense d’une telle traversée se joue sur ce nouvel album exalté et exaltant. Profondément stabilisé sur l’art de la synthèse entre rock et chanson, guitares et machines, classicisme et modernité.

Extrait de « Chaos of myself »

En écoutant cet album, on imagine Romain Humeau courir jusqu’à perdre haleine sur un tapis de course électronique, baigné de sueur, motivé par l’envie d’en découdre avec ses questionnements intimes. Il y a comme une certaine émotion à observer ce « colporteur d’impression » rendre les armes et offrir une proposition inversée à la foule sentimentale de Souchon.

Extrait de « Foule monstre »

Si vous décidez de vous offrir l’ascension de ce monument Eiffel, vous aurez bien sûr votre dose de guitares vibrantes, de rythmiques corrosives. Oui, le rock est bien la structure de cet engin de ferraille. Mais s’il perdure c’est sans nul doute parce qu’il n’a aucune pudeur avec l’urgence d’émotion.

Extrait de « Puerta del Angel »

Aux dernières nouvelles le groupe va repartir sur les routes pour mettre à l’épreuve de la vérité ces 12 nouvelles chansons. Bientôt 13 avec la promesse d’un inédit « Tu as la montre, moi j’ai le temps ». C’est comme cela que le groupe Eiffel a résisté aux foules monstres.

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