Le 18 décembre 2001 disparaissait Gilbert Bécaud. Quatorze artistes d’aujourd’hui lui rendent hommage dans un album qui porte le nom d’une de ses chansons : « Et maintenant ».

Et maintenant… Est ce que l’heure de la sortie du purgatoire a sonné pour Gilbert Bécaud. En effet, 10 ans après sa disparition, le moins que l’on puisse dire c’est que monsieur 100 000 volts a disparu des radars radiophoniques. Alors qu’il a laissé en héritage dans la chanson mondiale quelques standards incroyables. Comme celui-ci qui date de 1957.

Extrait de « The day the rains came down » par Ayo

On a oublié que Bécaud est l’artiste à qui l’on doit les premiers fauteuils cassés à l’Olympia. C’était en 1955. Ce jour là aussi, Bruno Coquatrix découvrira sur scène une dizaine de petites culottes aimablement laissées par les jeunes filles qui sentent les vibrations swing et l’énergie rock’n’roll de celui qui chante salut les copains en 1957. La légende de celui qui jouait parfois du piano debout en tapant à coup de poing sur ses touches est en marche. Bête de scène et de composition, Gilbert Bécaud est prolixe et dans les années 50 dame le pion à son copain Aznavour avec lequel pourtant il a écrit quelques chansons. En 1960 lorsque Aznavour explose enfin avec « j’me voyais déjà », Gilbert Bécaud écrit cette splendide chanson en hommage à Raoul Breton, cet immense éditeur qui vient de disparaître. Alex Beaupain peu attendu dans cet exercice fait des merveilles.

Extrait de « L’absent » par Alex Beaupain

Bien sûr il y a aussi « Nathalie », « Mes mains », « Je reviens te chercher », « Et maintenant » ou encore « Je t’appartiens » qui sera repris par Bob Dylan, Nina Simone, Sonny and cher ou encore James Brown, mais il y aussi des vrais tubes de l’époque qui avec le regard de la jeune génération reprennent tout leur lustre. C’est aussi le cas de « dimanche à Orly ».

Extrait de « Dimanche à Orly » par Renand Luce

Julien Clerc qui fut à ses débuts son poulain explique que ce qui a tué prématurément artistiquement Gilbert Bécaud est sa hantise de vieillir, cherchant sans cesse à être poussé dans le vent des modes. 10 ans après sa disparition, il se peut que le vent tourne à nouveau. Cette fois en sa faveur.

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