Ce matin, vous nous faites découvrir le quatrième album d’un groupe emmené par les frères Antoine et Nicolas Puaux, originaire de Rognes dans les Bouches du Rhône. Un projet qu’ils ont baptisé « Narrow Terence », personnage interlope fantasmé qui est devenu le nom de leur groupe…

Extrait de « Bottom Bitch »

« Composer des chansons cultivant l’art et l’élégance déglinguées, soignées mais dangereuses », telle est la mission de cette association fraternelle qui s’ouvre trois ans après le commencement de leur collaboration à d’autres musiciens et qui permet à cette formation à géométrie variable d’être libre dans son inspiration musicale. Surf musique, métal, jazz des Balkans furent déjà visités dans des expériences précédentes. Avec le nouveau disque, on plonge tête baissée dans une fête foraine de l’étrange, un grand cabinet de curiosités musicales où les fantômes font ami ami avec les vivants.

Extrait de « Ghost meeting »

Cet album possède son histoire qui sur des faits réels est en train de nourrir une légende dont le groupe fait son miel. Une altercation violente après un de leur concert tourne mal. Résultat des courses : une condamnation à 150 heures de travaux d’intérêt généraux pour les deux frères. Le chemin de croix vers la rédemption commence là pour Narrow Terence.

Extrait de « Still waiting »

Sur la pochette du disque c’est Saint-Charles de Boromée qui vous regarde fixement alors qu’il souffre d’un œil au beurre noir. Un saint qui guérit et fait des miracles peut donc encore assumer une souffrance visible à l’œil nu. L’album a été enregistré dans une chapelle baroque en live. Un lieu saint pour convoquer les meurtres poétiques conçu sous l’arc des amours impurs, de l’inspiration divine pour traquer la sensualité des fous, du sacré pour faire face à la volonté du pardon parfois traqué par le mensonge.

Extrait de « Liar »

Narrow Terence réussit dans cet album à construire un cabaret imaginaire où Tom Waits serait aimablement attablé avec Nick Cave à deviser sur la mort mystérieuse d’Edgar Alan Poe. Mais c’est d’abord un album de Narrow Terrence qui réussit en 14 chansons à nous convaincre qu’il existe parfois une violence profitable capable de faire naître une œuvre.

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