Ce lundi, sort le nouvel album studio de Benjamin Biolay. 14 nouvelles chansons où il est beaucoup question d’amour, et qui viennent renforcer la position dominante de l’artiste sur l’échiquier de la pop française.

Extrait de « Aime mon amour »

Deux ans après avoir, enfin, mis presque tout le monde d’accord avec son double manifeste « La Superbe », Benjamin Biolay, tel un enfant terrible et imprévisible casse son jouet et remet lui même son titre en jeu. Les honneurs policés d’un ouvrage bien fait peuvent à la longue ôter l’urgence nécessaire qu’il faut mettre en tout point dans une création artistique. Alors, Biolay tout en parlant de ce qui le cisaille le mieux, à savoir l’amour, fait basculer ses romances sentimentales, dans une cathédrale de sons et lumières, hantées par l’esprit du vice. Un son qui dévisse chaque chanson, une lumière qui aveugle chaque tourment. C’est comme si Las Vegas et Berlin voisinaient dans une même ville impossible. Le nouveau Biolay, c’est ça.

Extrait de « Marlène déconne »

C’est un album où les plaques tectoniques du rock et de la pop bougent sans cesse, comme si l’une voulait toujours prendre le dessus sur l’autre. A force de déséquilibre, Biolay exulte et rejoint au panthéon de ses héros, un Morissey des Smiths qui se serait aperçu en retournant sa veste qu’elle était doublée de vison et de vision.

Extrait de « Le sommeil attendra »

Biolay c’est un pop model possédé par le crooner qui sommeille en lui et qui écoute du hip-hop. Avec ce disque rouge sang, il risque les liaisons dangereuses, vicomte de Valmont qui fait parler ses démons sur l’épaule fraternelle du rappeur Orelsan.

Extrait de « Ne regrette rien »

Cette chanson à double voix illustre bien la démarche de ce disque. Crucifier les ténèbres du mental du chanteur sur un chemin de croix de lumières et de bonheurs apaisants. Les initiales BB du XXIème siècle sont portées par un homme qui n’est certes plus si jeune mais qui définit encore parfaitement ce que signifie la modernité aujourd’hui.

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