Le 15 août dernier le chanteur Allain Leprest mettait fin à ses jours alors qu’il avait entamé l’enregistrement d’un album symphonique. Ce matin vous nous faites découvrir cet album « Leprest symphonique » qui a pu voir le jour grâce à ses amis et qui sort aujourd’hui.

Extrait de « Il pleut sur la mer »

« Leprest symphonique » n’est pas seulement un album posthume. C’est de fait l’album que l’on attendait et qui selon moi, manquait furieusement à la discographie de celui, dont la poésie exigeante sollicitait un souffle musical hors normes, qui lui a fait souvent défaut. C’est du grand et bon vent qui souffle dans les voiles de ce bateau ivre, et fait ainsi littéralement décoller ses chansons. Ce n’est certes pas tout à fait juste de réaliser qu’il a fallu tout ce temps pour trouver le bon costume pour embellir ces chansons. Mais qu’importe le temps lorsqu’il s’agit de faire vivre longtemps après que les poètes ont disparu, une œuvre qui mérite d’être encore et toujours découverte.

Extrait de « Nu »

Allain Leprest voulait être habillé autrement… Il est parti mais ses amis l’ont aidé en quelque sorte à terminer cet album. Leurs voix portent encore et toujours ce désir ardent de faire vivre ses mots. Avec légèreté lorsqu’il s’agit de Sanseverino.

Extrait de « SDF »

Avec une puissance « brelienne » lorsqu’il s’agit de Kent, qui confie que Leprest est le seul chanteur qui l’a fait pleurer sur scène. Kent qui nous rappelle au passage qu’il est aussi un immense interprète.

Extrait de « C’est peut-être »

Ainsi est née la première symphonie de Leprest arrangée de main de maître par Romain Didier qui avait à cœur d’écrire le plus beau des derniers chapitres d’une collaboration longue de 26 années. C’est parfois difficile de terminer un livre. C’est réussi lorsque immédiatement refermé, vous avez envie de relire le livre… Au commencement pour y lire une autre histoire encore plus belle.

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