A la veille de la présentation en conseil des ministres de l’avant projet de loi sur le mariage pour tous, vous avez décidé d’examiner comment la chanson s’est emparée du sujet…

Extrait de « Bad religion » par Franck Ocean

Aux Etats-Unis, le coming out du jeune prodige du R&B américain Frank Ocean, a crée une secousse qui n’en finit pas de faire trembler le monde du hip hop, jusque là porte voix d’une homophobie triomphante. Surtout que le candidat à sa propre succession Barack Obama, soutenu par les cadors du rap US, s’est clairement prononcé, au début de sa campagne en mai dernier, pour le mariage homosexuel. Un choix qualifié de « risqué » dans un pays qui reste très divisé sur la question. Si l’homosexualité est un thème que l’on retrouve dans de nombreuses chansons, il est plus rare en revanche d’évoquer directement le mariage gay et encore moins l’homoparentalité. Celle-ci est tout de même clairement évoquée dans le dernier album du canadien Rufus Wainwright.

Extrait de « Montauk » de Rufus Wainwright

"Un jour tu viendras à Montauk et tu verras ton père jouer du piano, et tu verras ton autre père porter des lunettes, j'espère que tu voudras rester un moment, ne t'inquiète pas je sais que tu devras t'en aller" chante Rufus à sa fille Viva qu’il élève avec son jeune mari qu’il vient d’épouser en août dernier… A part ça, peu de chansons pour nourrir le combat si ce n’est celle du rappeur américain Maklemore, surtout connu à Seattle, et qui a accepté d’enregistrer un titre pour l’association « Music for mariage equality » où il évoque l’intolérance du milieu rap vis à vis de l’homosexualité et de sa légitime revendication pour l’égalité des droits.

Extrait de « Same love » Par Maklemore

En France, il faut aller jusqu’au dernier couplet de la chanson de Renaud « Petit pédé » qui date tout de même de 2007 pour entendre évoqué le mariage gay.

Extrait de « Petit pédé » par Renaud

En guise de belle conclusion, laissons chanter Anne Sylvestre qui en 2007 enregistre ce manifeste pour le droit du mariage ouvert aux homosexuels, surtout alors destinée d’ailleurs à ses amies lesbiennes qui vont tenter le mariage en Belgique. Pour le meilleur en pensant que le pire se chante au Vatican.

Extrait de « Gay marions-nous » par Anne Sylvestre

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