Voici, en avant-première, le nouveau projet conceptuel du groupe strasbourgeois Weepers Circus. Il se présente en deux volets. Un album de chansons et un recueil de textes inédits.

Avec, pour une fois, ce curieux besoin de commencer par écouter la dernière plage du nouveau disque des Weepers Circus pour comprendre la portée de ce projet musical et littéraire intitulé « N’importe où, hors du monde »

Extrait de « Anywhere out of the world »

Jean Rochefort qui dit un texte emprunté à l’œuvre de Baudelaire dans « spleen de Paris », petit poème bouleversant en prose, où il est question finalement d’un homme qui s’interroge : « Pourquoi suis-je toujours bien là où je ne suis pas ». De cette interrogation le groupe Weepers Circus imagine des chansons, des textes et un nouveau spectacle, barnum cosmique et bionique. Le groupe Weepers Circus composé de six grands et robustes gaillards offre avec ce neuvième album en moins de 15 ans, sa vision de la création artistique dans une industrie musicale en berne. Et une invitation au voyage dans un vaisseau sonorisé par une pop symphonique et épique.

Extrait de « La fuite »

Le groupe Weepers Circus a toujours cherché à innover à partir d’une simple équation. C’est l’affectif, l’amitié qui guide la création, la musique étant une conséquence de ce tissu relationnel qui va du groupe Dionysos, à Irène Jacob, de Caroline Loeb à Michel Rocard qui pour ce nouveau projet a offert au groupe un texte inspiré de cette phrase « n’importe où, hors du monde » lors de son voyage en Antarctique lorsqu’il était ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. Dans le disque on retrouve aussi Jean Claude Carrière, sorte de Jonathan Archer, capitaine du Vaisseau Enterprise des Weepers Circus. Et c’est ma foi réussi.

Extrait de « Passer de l’ombre à la lumière »

Les six garçons de Weepers Circus ont troqué la jupe Jean Paul Gaultier pour des combinaisons nettement plus glam. Leur nouveau spectacle est mis en scène par Juliette qui ne semble pas avoir eu de difficultés à inoculer une fantaisie débridée dans ce cirque des gens qui ne pleurent plus. Le péplum spatial semble avoir éclairé leur envie de rendre leur différence populaire.

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