Voici le troisième album du groupe rock français Stuck in the sound qui fête par la même occasion ses dix ans d’existence. Ce disque a été entièrement composé et enregistré dans leur studio à Montreuil.

Montreuil qui vit naître le groupe il y a dix ans dans une cave baptisée le blok. Depuis les quatre garçons de Stuck in the sound ont fait du chemin, principalement en mettant à peu près tout le monde d’accord grâce à des prestations scéniques fougueuses. Stuck in the sound, littéralement coincé dans le son, qui jusque là était expert en franchissement systématique et automatique du mur du son, montre désormais de façon éblouissante que le rock est encore meilleur quand il sait passer toutes les vitesses…

Extrait de « Brother »

Voilà que ce troisième album arrive truffé de chansons imparables. Pour le coup, il ne répond nullement au crédit obligé d’album de la maturité, qualificatif bien trop sage pour définir la musique de Stuck in the sound, même après dix années de sueur. Parlons plutôt d’album de l’émancipation et de la liberté. Exit, en effet, le regard d’un producteur casté, exit aussi cette tentation logique de plier sous le joug de la sainte trilogie : Pixies, Sonic Youth, Nirvana. Ce qui compte c’est le plaisir d’être emmené aussi par le charisme vocal du chanteur José Reis Fontao, sans cesse touché par la grâce et qui possède ce don de vous mettre directement en émoi.

Extrait de « Tender »

Tous les grands groupes de rock ont eu un grand chanteur. C’est le cas de Stuck in the sound enflammé par cette voix incarnée, souple et sexy, capable de se balader dans des aigus incroyables. Ce qui n’enlève rien à la partition des trois autres musiciens du groupe qui ont su mettre leur efficacité au service de cette sensibilité corrosive qui ne demandait qu’à s’assumer.

Extrait de « Who’s the guy »

L’album s’intitule « Pursuit ». Entre la poursuite parfois désordonnée de leur identité et la course poursuite avec la recherche du temps perdu. Du coté de chez Stuck in the sound, à l’ombre des jeunes filles en fleur, c’est le temps retrouvé, enfin d’un bon rock français.

Les liens

La page de la chronique "Encore un matin" sur Facebook

Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.