ALT J "An awesome wave"
ALT J "An awesome wave" © Radio France

Ce matin, vous nous présentez un quatuor originaire de Leeds. Le groupe ALT-J qui sort ces jours-ci son premier album « An awesome wave ».

Littéralement « une vague de ouf », clin d’œil au roman de Breat Easton Ellis « American Psycho ». Ces 4 garçons à l’allure sage viennent de publier l’un des albums les plus dingues de cet été. Tout se joue dès les premières mesures du disque. Introduction planante, qui laisse place à un deuxième titre, déjà spécifié comme un premier interlude. L’album n’a donc pas réellement démarré que déjà les choses sérieuses elles, ont commencé.Extrait de « Interlude 1 » Bienvenue dans le monde de la précision horlogère pour ce groupe qui choisit pour nom une équation mathématique qui symbolise le changement. C’est le triangle ou le delta qui correspondent à la touche ALT et la lettre J sur les claviers d’ordinateur qui est aussi un raccourci pour insérer une formule. Voilà qui résume une méthode de composition et de production de leurs morceaux où tout se joue dans l’instant. Ainsi chaque chanson est une suite d’équations qui rappelons-le, en mathématiques, signifie une égalité contenant une ou plusieurs variables. Il suffit d’écouter « Tesselate » pour en être persuadé puisque le chanteur y exprime au détour d’une chanson de désolation et de sexe sa passion pour la forme géométrique du triangle.Extrait de « Tessellate » Tout a commencé dans une chambre universitaire de façon assez méthodique. C’est Joe Newman, le chanteur qui mène la danse, écrivant les fondations de chaque chanson sur lesquelles chacun apporte son inspiration. Mais au bout du compte, il y a cette voix coincée dans les nasales qui bouleverse et qui emmène loin, très loin, l’émotion faisant oublier l’obsession de la méthode.Extrait de « Ms » C’est tellement beau que je ne résiste pas au plaisir de vous faire encore partager un extrait de cet album, inspiré de « Last exit to Brooklyn » de Hubert Selby JR.Extrait de « Fitzpleasure » Il y a deux jours le groupe précisait au quotidien Libération « qu’il ne faisait pas de la musique pour faire la fête ou emballer les filles ». Cet été les nombreux adeptes de ce magnifique premier album, eux, feront précisément le contraire. La musique finit toujours par faire perdre sa logique aux mathématiques.

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