Le groupe « Lanterns on the lake », de Newcastle a sorti son premier album en septembre. Un groupe porté par la voix féminine de Hazel Wilde.

Une voix cotonneuse, doux murmure propice à l’hypnose, ce qui je l’espère n’entravera pas, chers auditeurs, votre réveil.

Extrait de « Keep on trying »

C’est révélateur de l’ambiance mélancolique et rêveuse de ce disque qui est une somme de compositions aériennes, à la croisée des matières. Une légère mousseline souterraine électronique froissée sur une chasuble d’orchestrations où guitares, mandolines, pianos, violons et touches de glockenspiel donnent une sensualité très organique à ce disque aussi précieux qu’une parure cousue main. Lundi je vous parlais de François and the Atlas Moutains sous influence aquatique. C’est aussi le cas semble t’il pour Lanterns on the lake qui reconnaît avoir été inspiré par les paysages océaniques de la côte Est de l’Angleterre. Le nom du groupe, « Lanterns on the lake », littéralement « les lanternes sur le lac » atteste d’un paysage mental éthéré, poétique, où les textes sont souvent impressionnistes, traversés par le sentiment amoureux et parfois inspirés par l’histoire de l’Angleterre. Mais lorsque la voix de Hazel Wilde est rejointe par celle du guitariste Adam Sykes, on perçoit encore avec plus de force le souffle intense des compositions du groupe.

Extrait de « If I’ve been unkind »

Cet album s’inscrit dans ce courant musical qui nous rappelle les belles heures du label mythique 4AD avec les Cocteau Twins dans les années 80 ou plus tard avec le groupe islandais Sigur Ross. Mais Lanterns on the lake est un groupe jeune, crée en 2008, ce premier album s’intitule « Gracious tide, take me home » mise aussi sur le dépouillement lorsque Hazel Wilde fait dialoguer sa voix avec un piano

Extrait de « I love you sleepyhead »

Le sextet sera en concert à Paris le 5 novembre à Paris dans le cadre du festival des Inrocks. En attendant cette date, l’album se révèle être la bande son idéale pour une transition de l’été indien à la douce hibernation. Avec des chansons dont la vitalité océanique pourra nous aider à faire face à cette chute du mercure qui nous plonge dans le monde des feuilles mortes et des jours qui raccourcissent.

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