Ce matin vous nous présentez le nouvel album de Maurane enregistré en mode jazz à New York sous la houlette de Gil Goldstein, collaborateur entre autre de Richard Galliano et Michel Petrucciani.

Neuvième album studio pour la chanteuse belge et enfin le disque qu’on attendait d’elle depuis longtemps.

Extrait de « Qu’est ce que je vais te dire ?

Texte de Gérard Duguet-Grasser et musique de Julien Clerc. Assurément, voici le type de collaboration artistique que mérite la voix magnifique et toujours charnue de Maurane qui s’est souvent perdue dans des chansons qui n’étaient pas à la hauteur de son timbre vocal soyeux mais aussi de son swing naturel assez sidérant. Avec ce disque réjouissant, Maurane nous emmène avec elle dans sa boite de jazz new yorkaise, accompagnée par de très grands musiciens, qui on le sent bien, ne sont pas là pour la frime mais pour servir une chanteuse subtile, qui vocalement ne s’épuise pas dans un registre olympique, là où pourtant elle peut être toujours largement médaille d’or. Ce concours de glotte mis au rencard, Maurane s’est mise au travail pour servir des auteurs qui là aussi lui faisait peut être défaut sur les derniers disques et qui cette fois donne le meilleur. Le meilleur c’est par exemple Maurane qui reprend la chanson de notre ami François Morel et qui parvient à la transcender.

Extrait de « Pas belle »

Maurane est si douée qu’elle impose l’excellence, et je le reconnais aisément, nous pousse ainsi à toujours vouloir être exigeant avec elle. Il faut dire qu’elle avait su nous embarquer avec de très grandes chansons, notamment dans son album « ami ou ennemi » en 1991. Sa collaboration avec Jean-Claude Vannier est selon moi unique et offre à la chanteuse une incarnation d’une rare beauté. Maurane est à Vannier ce que fut Blier au cinéma pour révéler une Josiane Balasko différente et bouleversante. Après s’être unis il y a 20 ans sur un « Prélude de Bach », la magie opère à nouveau.

Extrait de « Le jardin de mes soucis »

Pas de doute, lorsque Maurane est servie par une production sans effet, et par une équipe d’auteurs et compositeurs à sa mesure, elle reste la plus grande interprète de notre chanson francophone. Parce que ses racines intimes savent jazzer au service de belles mélodies classiques. Son léger voile transparent qui habille sa voix naturellement peut alors exprimer l’intimité de son spleen naturel qui rend les choses de variété bien nobles.

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