Ce matin, vous nous présentez le troisième album du groupe Stéphanois « Broadway ». Un nom qui n’a semble-t’il rien à voir avec la comédie musicale. Leur disque sorti depuis le mois de février est intitulé « Solo system révolution ».

Pas toujours facile pour un nouvel album de se faire remarquer, encore plus de s’inscrire dans la durée lorsque vous êtes chargé de proposer chaque jour une nouveauté discographique. Il y a des disques comme celui ci qui, pour des raisons diverses, ne passe pas le premier cap de l’instant, du buzz médiatique, et qui pourtant parvient à résister à la rude épreuve du temps et du zapping. C’est donc le cas de cet album dont les compositions deviennent sournoisement addictives, portées par des arrangements délicats dont l’intensité est tout sauf tapageuse.

Extrait de « Days of reckoning »

Broadway c’est un quintet qui depuis son premier album ne cesse de faire sa propre révolution. Des expérimentations bruitistes de ses débuts, où les textures électroniques prenaient le pas sur la mélodie, jusqu’à aujourd’hui, où c’est une pop solaire qui gouverne leur inspiration. Le groupe est ainsi passé du plaisir de la déconstruction à une architecture mélodique nettement plus géométrique.

Extrait de « Last words said on T.V »

A l’écoute de ce nouvel album on sent précisément à quel point l’expérience, et l’envie de s’affranchir de la gouvernance des machines, a profondément fait évoluer le « champ » d’inspiration du groupe. Une formation qui doit aussi beaucoup à la présence charismatique de son chanteur, assez troublant dans sa capacité à émouvoir sans jamais en faire trop.

Extrait de « Transistors »

Savoir commencer un disque, c’est bien. Savoir le clôturer c’est aussi important, comme en témoigne cette chanson interprétée en duo avec Juliette Paquereau du groupe « Diving with Andy ».

Extrait de « The lighthouse wish »

Le groupe Broadway a bien choisi son nom en l’empruntant à la seule grande rue de New York, qui est en diagonale, ne respectant donc pas le quadrillage dans le plan général de la ville. C’est exactement le destin que j’ai eu avec ce disque. En diagonale. Bien joué.

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