Pour terminer la semaine, vous nous présentez un groupe qui n’a pas encore sorti d’album mais qui a su vous séduire simplement avec un premier E.P quatre titres. Son nom Part Company. Et c’est apparemment difficile d’en savoir plus.

Et du même coup, dans ce cas-là, seule la musique parle. Et c’est bien aussi.

Extrait de « Babar »

Au commencement il y a cette étrange pochette qui vient vous chercher, en attirant le regard immédiatement. Une reproduction d’une illustration de Gustave Doré, illustrateur peintre et sculpteur, figure artistique du XIXème siècle considéré comme l’un des précurseurs de la BD. Cette illustration est rehaussée par le nom mystérieux du groupe dans une typographie psychédélique. On met le disque aussi vite dans la platine et l’on découvre médusé que la pop d’aujourd’hui se réinvente en ne faisant pas du passé table rase. C’est l’un des syndromes de notre époque qui produit une génération de groupes iconoclastes et décomplexés qui puisent dans l’histoire et la mythologie du rock, en faisant par exemple cohabiter une inspiration très « lennonienne » avec cette insolence « stonienne ».

Extrait de « Out of Egypt »

On ne sait effectivement pas grand-chose de ce groupe Part Company sinon que c’est un duo. Damien, né à Paris a grandi en Australie, et Yoel est né à New York et y a passé une partie de sa jeunesse. Ils se rencontrent adolescents sur les bancs de l’école à Lyon où ils décident de faire de la musique ensemble. Puis l’un part pour Londres et l’autre pour Bogota. Quelques années plus tard ils se rejoignent à Nice pour se remettre à composer. Rien ne va plus. Séparation temporaire salutaire. L’un reste à Nice et l’autre part à Berlin. Et c’est à distance qu’ils trouvent leur identité. Une forme de chaos musical organisé. Une utopie en marche où tout semble possible comme de ressusciter les expérimentations d’un Syd Barrett.

Extrait de « Telephone Pole Trunk »

Le son d’aujourd’hui, les images d’hier. Un clip magnifique tourne sur Internet. Antonioni n’est pas loin. Part Company possède l’art de nous faire revisiter nos classiques sans dire pour autant c’était mieux avant. A suivre de très près.

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