Ce matin vous nous présentez le quatrième album studio de la chanteuse d’origine australienne Sarah Blasko qu’elle a intitulé « I awake » pour traduire l’idée d’accomplissement artistique qu’elle a trouvé entre autre en allant enregistrer les arrangements de ses morceaux avec l’orchestre symphonique de Bulgarie.

Sarah Blasko, 36 ans, originaire de Sydney avait encore des frustrations artistiques malgré la reconnaissance de ses pairs dans son pays. Bardée de récompenses et de succès depuis ses débuts en solo en 2002, elle éprouvait le besoin de réussir à intensifier la dramaturgie de ses compositions et à toucher l’intemporalité grâce au classicisme d’un environnement symphonique. Comme si sa voix moirée de sirène envoutée ne suffisait pas.

Extrait de « I awake »

Pour ce disque tout a commencé à Stockholm où Sarah Blasko enregistre ses voix, guitare ou ukulélé en main. Le studio n’a rien d’un temple de l’ère numérique. On voit défiler de la bande analogique, les instruments sont à portés de main. Dans un coin, par terre un vieux disque du groupe Abba, dans la cabine de prise des voix la photo de Kate Bush que Sarah Blasko a scotché dans sa ligne de mire. Sur les pupitres d’autres photos de femmes chanteuses : Bjork, Carole King, Aretha Franklin, Nina Simone. C’est un album de femme puissamment inspirée par la force vive de ces femmes qui chantent et qui sont bien plus que des chanteuses.

Extrait de « God fearing »

Sarah Blako réfute l’idée de la tentation classique appliquée à sa pop elle même naturellement classique. En enregistrant avec un orchestre symphonique elle avait en tête deux albums. Celui de Léonard Cohen « Songs of love and hate », mais aussi celui de Serge Gainsbourg « l’histoire de Melody Nelson ». Mais c’est en allant applaudir Ennio Morricone au Royal Albert Hall qu’elle se décide finalement à transcender sa timidité pour risquer la confrontation avec un orchestre symphonique.

Extrait de « Not yet »

L’album possède 11 chansons qui parlent toutes plus ou moins de l’idée de la famille. De sa nécessité, de ses forces et de ses faiblesses. En allant l’écrire à Brighton puis l’enregistrer à Stockholm elle provoquait le sentiment d’éloignement propice à l’inspiration. En se retrouvant face au « Bulgarian symphonic Orchestra », elle a renoué sans le savoir avec ses ancêtres paternels. Le lien est définitivement la source d’inspiration de ce beau disque.

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