Et c’est l’occasion de nous présenter le nouvel album du groupe new-yorkais : « The rapture » qui sort cette semaine partout dans le monde.

C’est un événement puisque c’est un grand retour après six ans d’absence pour ce groupe qui précisément a longtemps incarné le son new-yorkais depuis le début du 21ème siècle. La trilogie new-yorkaise qui mixe le punk, le funk et le disco. C’est toujours d’actualité.

Extrait de : « How deep is your love »

C’est au début des années 2000 que le groupe The Rapture devient la bande son de la renaissance New-Yorkaise en matière de musique de danse. New-York devenue depuis la fin des années 80 la Mecque du hip hop et du R&B, ne semblait plus pouvoir donner le change sur les pistes de danse, comme si les années SIDA, la disparition de quelques grands DJ et la fermeture des clubs cultes de la house et de la techno ne pouvait plus permettre cette insolence et cette décadence qui fit de New-York la ville où tout était toujours possible, surtout en matière de musique. EtThe Rapture dès l’an 2000 rappelle à l’ordre la population métissée et multiculturelle de New-York avec un son crasseux. La rage post punk adolescente du groupe vient réanimer la funk toujours mobile de cette ville qui n’oublie pas non plus qu’elle fut le paradis terrestre de l’utopie disco. La musique de The Rapture colle au rythme cardiaque de cette ville. Elle illustre avec force la verticalité de l’esprit new yorkais qui fait qu’en toutes circonstances, lorsque on est ici, on a le sentiment de planer au dessus du sol. C’est ce que traduit notamment le morceau « Come back to me », qui se permet un petit air d’accordéon sur fond de negro spiritual.

Extrait de « Come back to me »

Notre présence ici à New York marque aussi au delà de la tragédie du 11 septembre, la volonté de mettre en valeur le trait d’union entre la France et l’Amérique d’aujourd’hui. Avec ce nouvel album le groupe The rapture le fait aussi à sa façon en allant solliciter le français Philippe Zdaar pour produire son nouveau disque. Le réalisateur après avoir transcendé la musique pop des Phoenix, s’est attacher à redonner confiance au groupe new yorkais qui tournait en rond dans son studio d’enregistrement de Brooklyn. C’est donc aussi l’histoire d’un disque engendré dans l’électricité new yorkaise et qui a vu le jour à Montmartre. Comme s’il avait fallu ce regard bienveillant de notre vieille Europe pour que finalement le groupe admette aujourd’hui qu’il vient de réussir son disque le plus américain.

Extrait de « It takes time to be a man »

Ce que le chanteur du The rapture justifie comme le besoin de repenser l’individu dans son rapport à la nature et transcender sa condition par la spiritualité. Reprenant là les thèses du philosophe américain Emmerson. A 7 H 28 à Paris, comme à 1 heure 28 du matin à New York, avec The rapture la danse est un mouvement qui pense.

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