Vous nous présentez le premier album de Ben Mazué, dont vous nous aviez dit, lors de votre dernière chronique du mois de juin, qu’il serait un des albums importants de la rentrée. Il sort aujourd’hui.

Et pour le coup, je ne me déjuge pas en vous confirmant ce que je vous avais effectivement annoncé lors de cette dernière chronique avant les vacances. Ben Mazué, 30 ans, sort un premier disque à la fois rassembleur et audacieux, ce qui ne va pas forcément ensemble en musique. Et dès le premier titre, le ton est donné en forme de confession autobiographique.

Extrait de « Case départ »

Ben Mazué dans ce titre nous raconte qu’il a fallu qu’il choisisse entre sa carrière de jeune médecin, une vie bien tracée, et ce démon de l’intranquillité qui sommeillait en lui qui s’appelle simplement l’écriture. Ben Mazué a finalement pris le parti de réaliser ses rêves et de ne plus rêver sa vie, tout en choisissant d’être au côté de celles et ceux qui n’ont pas choisi la religion des gagneurs.

Extrait de « La valse »

Ben Mazué a grandi dans le sillage de ses parents qui ont parcouru le globe. Etrangement ce nomadisme lui a pesé même s’il influence aujourd’hui ses musiques. Il choisi de ne pas les suivre et dit joliment « mes parents m’ont quitté ». Alors il compose des chansons qui lui offrent de faire des pirouettes perpétuelles pas sur la tête mais avec la tête, entre hip hop, soul et chanson française. Sa prose combat est sensible et juste. Il signe l’un des inventaires les plus réjouissants sur ses amours adolescentes pour le rap us. Chronique sur une drôle de vie. Celle d’un jeune poil de carotte, rouquin aux yeux bleus, oui oui qui sourit de sa difficulté à incarner un rappeur made in France.

Extrait de « Confessions d’un rap addict »

On peut parier que Ben Mazué doué aussi d’une voix qui peut le transformer en « soulman » quand il le veut a tout l’avenir devant lui ; ayant comme devise : « transformer des mots en larmes, des phrases en armes ». Arme blanche, bien sûr. Ben Mazué est un guerrier pacifique.

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