Ce matin vous nous présentez le premier album de Sarah Olivier, chanteuse de caractère qui a slalomé entre le théâtre, le cabaret, et le cirque. Elle écrit et compose toutes ses chansons dans ce premier opus qu’elle a intitulé « Pink Galina ».

C’est une diva juchée sur ses escarpins, en équilibre constant entre deux mondes. Déjà adolescente, Sarah Olivier ne parvient pas à choisir entre l’opéra et les concerts punk. De cette division naturelle et assumée, est né ce personnage iconoclaste et déterminée qui jubile dans des autoportraits pleins d’autodérision.

Extrait de « Pink Galina »

Sarah Olivier a ce don d’écriture pour croquer des portraits qui font mouche. Les mots sont souvent ceux du théâtre, qui donnent à jouer à chaque fois une partition haute en couleurs. C’est de la chanson qui ouvre ses fenêtres sur l’extérieur, même si l’attraction pour le monde interlope est sensible partout. On sent les influences du punk rock alternatif des années 80. La chanson est à la fois classique et remuante. Là encore, elle ne choisit pas, entre son versant réaliste, sa dimension proprement cabaret et le désir de bousculer les genres…

Extrait de « Miss Coquette »

Sarah Olivier était née pour briller et faire son intéressante. A quatre ans, il faut beaucoup d’audace et d’imagination pour chanter « Reine de la nuit » de la pétulante Régine. A l’adolescence, c’est Nina Hagen qui balise le terrain. C’est une évidence. Sarah Olivier aime les divas, les femmes qui font de leur vie un roman en perpétuelle écriture. C’est Roland Topor qui la révèle à elle-même de façon plus précise. Elle prend les postures d’une égérie, mise en scène dans des petits films par Topor lui-même « le poète, sa muse ». Sarah Olivier elle, c’est décidé, s’amuse de ses propres mises en perspective…

Extrait de « M’as-tu vue »

Sarah Olivier sait aussi très bien s’entourer. Le fantasque Fantazio la pousse au bizarre et à la panique, et Babx qui l’avait accompagnée au piano lors de son premier spectacle de chanson au théâtre du Rond Point l’accompagne ici dans « Bloody Mary ».

Extrait de « Bloody Mary »

Sarah Olivier a dédié son premier album à son père disparu il y deux ans, artiste peintre qui lui offre de jolies encres de Chine donnant à ce disque qui ressemble à un cabinet de curiosités une dimension émouvante.

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