Par Laurence Peuron.

Ce matin, vous nous parlez du nouvel album d’un survivant : Daniel Darc.

Un survivant, un rescapé, un ressuscité sans doute. Sur le noir et blanc de la pochette de l’album, il est appuyé sur une valise, agenouillé sur les dalles d’une une église orthodoxe. Il dit en riant que c’est son côté juif, prêt à partir avec l’indispensable à tout instant.

Daniel Darc ne croit pas au sursis, il croit aux bonus de vie. Parce qu’il est mort plusieurs fois. Des aiguilles dans les bras, des couteaux dans les veines, des lames dans la tête. Il a survécu. A tout, à Taxi Girl, à toutes les overdoses…celles du malheur comme celles du bonheur. Et c’est extrêmement serein qu'il chante aujourd'hui : « j’ai besoin de quelqu’un qui n’a pas besoin de moi ».

Extrait « J’ai besoin de quelqu’un qui n’a pas besoin de moi »

Daniel Darc est fasciné par William Burroughs qu’il a traduit, d’ailleurs. Il écrit aussi pour lui mais cette fois, il a confié ses textes à Laurent Marimbert. Qui a travaillé aussi pour Philippe Katerine, Christophe ou Adamo. Cela donne des textes chargés de cette poésie abrupte que Darc/Crade, très Gainsbourg/Gainsbarre, porte aussi tatouée sur le corps.

Extrait « C’était bien mieux avant… »

Aucune nostalgie morbide chez Darc, une foi incroyable dans le présent. C’est un album très cinématographique aussi…Là, Daniel Darc réinterprète Bardot dans le Mépris de Godard.

Extrait « La taille de mon âme »

« La taille de mon âme » qui fait penser au Feu Follet, une chanson ancienne où Darc reprenait les mots de Drieu La Rochelle.

« Ma vie elle ne va pas assez vite alors je l’accélère, alors je la redresse...Si je suis votre ami, aimez-moi comme je suis… » Très Darc !

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