Ce matin vous nous présentez le premier album d’un duo : « Scotch et Sofa », composé de Chloé Monin et Romain Preuss qui, ensemble composent leurs titres, tandis qu’ils font appel pour leurs textes à Céline Righi qui leur fut présenté par Art Mengo.

Après une semaine, où je le concède, les nouveautés discographiques trempent plutôt dans un bain révélateur de nostalgie, me contraignant à bien connaître la conjugaison au futur antérieur, retour ce matin en 2012 avec ce groupe français d’origine montpelliéraine qui publie un premier album à la tonalité intimiste, aux arrangements délicatement ciselés, entre un folk plutôt urbain et des effluves d’un cool jazz porté par la voix agile et toujours incroyablement tenue d’une chanteuse qui nous montre que pour être The Voice, il n’est pas obligatoire de faire subir à sa voix une inflammation de la glotte à force de compétition.

Extrait de « Le radeau »

L’une chante, l’autre joue, les deux composent. Chloé Monin, licence de musicologie en guise de solide bagage, accroche sur les murs de l’école de jazz de Montpellier une petite annonce : « cherche guitariste ». Romain, musicien autodidacte dort avec sa guitare, perfectionne sa technique de finger picking, découvre le graal d’une guitare à huit cordes qui le mène à répondre à cette petite annonce. Des débuts en 2005 jusqu’à aujourd’hui le tandem a du faire ami ami avec la patience pour construire son projet par petits bouts, titre finalement bien choisi de ce premier album.

Extrait « Le long de l’eau »

Il y a beaucoup de sensualité et de sensibilités mêlées dans ce disque pas frimeur pour un sou, où l’on croise les voix d’Ours et Oxmo Puccino et où il est souvent question d’éléments liquides, de langueur insomniaque, d’émotions pasteles.

Extrait de « Le sésame pour les cieux »

Scotch et Sofa est aussi symptomatique d’un développement qui s’est construit à force de ténacité, de tremplins découvertes, en moultes premières parties, avec un passage par l’espoir que suscite l’investissement participatif des internautes. Il n’y a pas que la dictature du buzz, du tweet et du facebook pour réussir un projet. « Par petits bouts » porte les atouts d’un projet alternatif et solidaire.

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