Ce matin, vous revenez sur un album sorti avant les Fêtes. Un album qui a été vendu comme un disque de Noël mais qui s’avère être bien plus que cela. Il s’agit du groupe Smith and Burrows, qui risque selon vous, de passer à côté de son public simplement pour un motif saisonnier.

Cet album, je l’avoue, n’a pas trouvé le chemin de ma platine tout de suite, parce qu’il était effectivement dit qu’il était simplement un florilège de chants traditionnels de Noël remis au gout du jour. Hors, à l’écouter attentivement, on se rend compte qu’il est surtout une collection de chansons très hivernales avant d’être nées sous le signe de la Saint-Sylvestre.

Extrait de « In the bleak Midwinter »

Smith and Burrows c‘est l’étonnante association entre la voix troublante de baryton contrarié de Tom Smith du groupe Editors avec celle de Andy Burrows, initialement batteur du groupe des Razorlight. Les deux garçons ont choisi de mettre leur pudeur au vestiaire pour assumer un vrai romantisme mélo. Et ça marche…

Extrait de « When the thames froze »

L’idée de cet album est apparemment née autour quelques bières partagées dans un pub anglais. Jusque là rien que de très normal. Mais le disque devient assez vite une sorte d’OVNI musical lorsqu’il se concrétise autour de différentes volontés apparentes. De l’opus de Noël en postulat de départ, il devient un hommage aux chansons du folklore irlandais et anglais (avec parfois un parfum de Pogues au creux de la gorge) pour enfin se singulariser dans l’exercice de style pourtant convenu de la reprise de tubes des années 80. Et là, au lieu de crier au secours nous sommes saisi par la beauté racée de leur version dénudée du tube de Black, « Wonderful life »

Extrait de « Wonderful life »

Sur la pochette du disque Tom et Andy, portent des ailes d’anges, et posent assis sur un banc en pleine nature. En lien sûrement avec le divin Johnny Cash des années 90 qui fut l’une de leur référence en enregistrant l’album. Ils parviennent à nous convaincre que les garçons ont aussi le droit de pleurer…

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