Y'akoto - Baby Blues
Y'akoto - Baby Blues © Radio France

« Baby blues » est le titre du premier album de la jeune auteur compositeur interprète Y’akoto, 23 ans, originaire de Hambourg, née d’un père Ghanéen et d’une mère allemande.

Dotée d’une voix étonnante. Une voix de l’âme. Une voix de nez certes, mais souple, qui sourit et pleure avec la même agilité. Une voix qui s’enroule et qui semble n’avoir peur de rien. Surtout pas de se mettre à nu pour conter des scènes de vie parfois tragiques.

Extrait de « Sitting around the table »

Y’Akoto est une voyageuse. Née en Allemagne, elle a ensuite séjourné au Ghana, puis au Cameroun, au Togo et au Tchad avant de revenir s’installer à Hambourg. La musique est là partout. En premier lieu celle de son père, musicien renommé de Highlife, cette musique de danse issue du jazz blues ghanéen, faite pour les européens et ascenseur social qui faisait rêver les africains. La musique est là aussi qui l’accompagne car Y’Akoto se destinait à une carrière de danseuse. Elle fait parler son corps, et c’est le mouvement qui lui fait saisir la puissance de la musique. Elle commence à écrire des chansons toutes simples. Des chansons sur sa vie, son adolescence tourmentée, et sur l’amour blessé qui laisse des traces indélébiles.

Extrait de « Y’Akoto’s baby blues »

Son premier album est une collection de petites merveilles que l’on écoute sans jamais perdre le fil. Ce sont les chansons qui tiennent la vedette. Le son, la production ne sont là que pour servir cette belle humilité et un feeling qui est celui de la proximité. On a ainsi souvent cette sensation d’être dans la pièce tout juste à coté de Y’Akoto. C’est sa manière de chanter sans esbroufe qui nous la rend complice et rieuse.

Extrait de « Drunk or High »

Hommage à l’Afrique et à ses traditions, Y’Akoto sait aussi se faire plus grave lorsqu’elle évoque le destin tragique des enfants soldats africains enrôlés de force.

Extrait de « Tamba »

Y’Akoto est profondément ancrée dans la belle histoire des diamants noirs du jazz, de Nina Simone, Billie Holiday ou Erika Badu mais elle sait aussi être indéniablement moderne par sa façon d’imposer naturellement l’identité du métissage.

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