Ce matin vous nous présentez le premier album de Régis Israël, alias Greenshape comprenez littéralement « la forme verte ». Il sort son premier opus, « Storyteller » qui montre que le la scène folk française est toujours aussi vivante.

« Storyteller ». Un metteur en scène d’histoires. Greenshape a construit son disque comme le carnet de bord intime d’une vie de tumultes et de passions. En guise de préambule, Greenshape commence par se regarder lui-même sans concession. Etat des lieux en forme d’examen de conscience…

Extrait de « Storyteller »

29 ans, originaire de Valenciennes, Greenshape est venu à la musique en écoutant pendant des centaines d’heure la musique issue de la discothèque de son beau père où les Beatles, Cat Stevens, Chris Isaac étaient bien plus que des têtes de gondole. Greenshape passe des heures à écouter les accords qui font la beauté des disques de ses héros avant de s’essayer à les reproduire sur une petite guitare qui fut à jamais son plus beau noël et son plus beau sapin.

Extrait de « Feel Better »

La vie de Greenshape ne fut pas pour autant un lit de roses. Des parents qui se séparent. Jusque là rien que de très normal. Un père arrimé à ses bouteilles et qui s’évapore dans les vapeurs d’alcool. Une vie qui zigzague et qui empêche de suivre son sillage. Un jour, mauvaises nouvelles des étoiles… Le démon de la bouteille a eu raison de celui que Greenshape appelle « son géniteur ». Case prison pour un père. Ca fait mal. Plus d’autres solutions que de donner des coups de poings. Greenshape se souvient de Johnny Cash qui chantait « Ring of fire » son ring de feu en référence à sa dépendance à la drogue et à l’alcool. On n’est pas sérieux quand on veut ressembler à ses héros. Alors Greenshape choisit la boxe pour canaliser sa violence et se sauver des flammes de l’enfer. Et peut être risquer de se faire un peu mal. Premiers rings de la gloire. Aux portes du championnat de France le super welter raccroche ses gants aux clous. Il envoie une chanson par jour pendant 3 mois au label français pop et folk « Sober and Gentle ». Il signe dans la foulée. Greenshape peut commencer son travail sur lui même…

Extrait de « Everglades »

Voix profondes, arrangements soyeux, Greenshape nous enseigne avec ses « chansons histoires » qu’il n’y a rien de plus beau qu’un boxeur qui assume ses larmes.

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