Voici le deuxième album très attendu de la londonienne Anna Calvi . Il s’intitule « One breath » et il ne manque pas d’inspiration

Extrait de « Eliza »

Du souffle et de l’inspiration, de la flamboyance et de l’audace, de l’émotion et du savoir faire, Anna Calvi, petit bout de femme aux influence latines, aux doigts écartelés sur sa guitare six cordes entre la dextérité de Paco de Lucia et l’envoutement de Jimmy Hendrix, cette minuscule créature immense revient avec un deuxième album qui la place de façon indiscutable loin, très loin des autres figures féminines du rock mondial.

Extrait de « Cry »

Ce disque, c’est la beauté du chaos organisé, la tentation permanente de la confrontation batailleuse entre les extrêmes, ce que Anna Calvi désigne comme « l’équilibre entre la beauté et la laideur. Cet obscur désir pour les trajectoires fracturées qui sollicitent une inspiration lyrique : Piaf, Genet, Wagner lorsqu’il se confronte au mythe de Tristan et Iseult, ou encore La Callas à qui Anna Calvi rend hommage à travers une chanson bouleversante

Extrait de « Sing to me »

Après Ravel ou Debussy que la chanteuse a souvent cité, elle rajoute aujourd’hui pour expliciter son travail de composition celui des orfèvres de l’hypnose et du déphasage comme Steve Reich, à l’image de ce pont musical saisissant.

Extrait de « Carry me over »

Mais c’est le goût du risque qui domine ce disque, dû à l’envie d’Anna Calvi d’exprimer le sentiment d’urgence qui prévaut lorsqu’on est au bord du précipice. Mais ici le vertige ne sert plus à se faire peur. Peur de sauter dans le vide. Telle une frondeuse protégée par sa guitare et sa voix, Anna Calvi rebondit toujours, chaque fois réincarné par un brasier d’émotion.

Extrait de « One breath »

Anna Calvi One breath
Anna Calvi One breath © Radio France
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