Voici le premier album de Soko, qui se livre sans fard en 15 chansons intimistes.Extrait de « Don’t you touch me » Il suffit de lire les quelques rares interviews que Soko consent à donner pour s’apercevoir qu’elle regarde le monde dans lequel elle évolue avec méfiance, détestant par dessus tout le paraître, viscéralement attachée à son refus du star system, à son aversion pour le buzz permanent organisé en système de communication, et accrochée à son autonomie. Au final cela donne des chansons qui lui ressemblent, à fleur de peau, qui touchent à l’os et au cœur.Extrait de « Just want to make it new with you » C’est l’histoire d’une fille profondément marquée par la mort, le manque, et qui manifeste une certaine incapacité à s’inscrire dans le champ social. Il y a dans les chansons de Soko de la déshérence et dans le même temps un instinct de survie phénoménal. Ses chansons sont écrites comme des secrets, sans toit ni loi, elles agrippent l’oreille et pleurent ce besoin d’être écoutées.Extrait de « First love never die » Soko sous l’arc bienveillant de Elliot Smith, Joni Mitchell et Karen Dalton a pris son temps pour se trouver un chemin de composition, enregistrant plus 70 chansons en cinq ans, et faisant tout pour se libérer de cette incroyable attraction que provoquèrent ses premières chansons repérées sur Myspace. Sauvage et entière, elle réfute alors le statut de nouvelle icône branchée qui s’offre à elle. Elle chante pour exister, respirer, et expurger ses peines de cœur, quitte à parfois s’essouffler dans ses pleurs.Extrait de « Treat your woman right » Soko est aussi parfois comédienne. Elle illuminait de sa présence proche d’une Signoret, le dernier film de Xavier Giannoli « A l’origine ». On y devinait déjà la puissance de cet animal blessé dont la devise est : « apprendre comment bien tomber avant d’apprendre à voler ». C’est tout elle.

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