Ce matin, vous nous présentez le deuxième album autoproduit de Askehoug, auteur-compositeur-interprète d’origine bretonne, encore totalement inconnu et indépendant… Son album s’appelle : « Je te tuerai un jeudi ».

Une élégance négligée, cela ressemble à du dandysme et c’est finalement bien lui, Matthieu Askehoug qui en douze chansons sacrément bien écrites, parvient à se faire remarquer grâce à un sens contrasté de la poésie à double face. Pile Bukowski, face Prévert. Askehoug, c’est aussi un phrasé qu’il met au service de son imaginaire loufoque. Askehoug a aussi un programme. Il veut du style et promet de régler son compte sans délai à son amoureuse…

Extrait de « Je te tuerai un jeudi »

Askehoug a compris l’une des vertus essentielles de la chanson. C’est le territoire de la liberté extrême où l’on peut se perdre pour devenir un autre et exprimer ainsi des choses que l’on n’oserait pas formuler dans la vraie vie. C’est doué et quelque peu enivré d’une inspiration labyrinthique que Askehoug avance dans sa jungle de mots et de rimes affamées de consonnes. C’est dense, précis et souvent juste…

Extrait de « Epidermique de l’homme »

Avant la musique, il y eut le dessin. C’est le crayon qui a libéré l’écriture de la mine et qui l’a conduit jusqu’au chant. Puis tout a réellement commencé pour Askehoug en 2008. Un premier album et l’envie d’aller sur scène porté par un contrebassiste et un batteur percussionniste. Chez Askehoug, ce qui compte vraiment c’est le rythme, la pulsation que sollicite ses chansons en déséquilibre permanent à cheval entre le parlé et le chanté.

Extrait de « Les vagues font leur boulot »

Askehoug entre lyrisme noir et ironie toujours tenue plante son décor intime. Il ausculte la psyché de l’homme animal : épidermique de l’homme, sociologique de l’homme, égocentrisme de l’homme constituent la charpente de son disque baroque. On s’y ballade avec sensualité et l’envie de se reconnaître dans cet autoportrait de son double interdit. Certains ont pu découvrir Askehoug lors de sa visite à France Inter dans « Ouvert la nuit ». On le retrouvera sur scène ce mercredi, pour la soirée qui célèbrera le 30ème anniversaire de la revue « Longueur d’ondes », avant quatre dates au Limonaire à Paris les 5, 12, 19 et 26 février.

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