Voici le nouvel opus du groupe américain New Yorkais Vampire Weekend. C’est leur troisième album studio et pour la première fois ils ont été l’enregistrer loin de chez eux, à Los Angeles dans un vieux studio des années 30.

Extrait de « Hudson »

Cette évocation hantée et étrange de l’Hudson river par celui qui lui donna son nom, l’explorateur anglais Henry Hudson, montre que même délocalisé, le groupe Vampire Weekend reste donc un groupe typiquement new-yorkais. D’ailleurs sur la pochette du nouvel album, c’est une photo prise ce jour de 1966 où les buildings de Manhattan disparurent presque totalement dans le brouillard. Elle est signée Neal Boenzi du New York Times et illustre bien le propos de l’album. « Modern vampires of the city », titre du nouveau disque c’est bien eux. Le groupe a décidé cette fois de laisser au vestiaire ses guitares aux sonorités trippy et africaines qui avaient constitué une part de leur marque de fabrique pour produire un disque foisonnant de sonorités étranges et discordantes.

Extrait de « Ya Hey »

Aux commandes de l’écriture et de la réalisation de l’album on trouve les deux têtes pensantes : le chanteur et auteur des chansons Ezra Koenig et Rostam Batmanglij compositeur, multi-instrumentiste et producteur du groupe. Ensemble, ils écrivent leur propre histoire à coup de visions hantées, et de métaphores… Moins d’insouciance donc… D’où parfois ce romantisme nostalgique « collé serré » qui fleure bon le tube mélo de juke box, inspiré de ce qu’ils imaginent être les mélodies des chansons françaises des années 60.

Extrait de « Step »

Le disque réussit à traquer, presque sampler quelque chose d’irrésistiblement sixties dans ses rythmiques. Avec une immédiateté mélodique digne de faiseurs qui s’ignorent. Et qui constitue la charpente de ce grand disque où Vampire Weekend réinvente sa propre formule magique à chaque chanson.

Extrait de « Unbelievers »

En travaillant ainsi sur l’incroyable complexité de la simplicité génétique de la pop, on poursuit avec ce disque riche aussi d’une belle spiritualité notre entretien avec un vampire plus que jamais séduisant dans sa capacité à défier la modernité.

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