Ce matin vous nous présentez le deuxième album de la californienne Mariee Sioux, une des artistes majeures au côté d’Alela Diane, de la scène néo folk californienne basé à Nevada City.

C’est dans la quiétude de Nevada City, une des villes les plus préservées de l’ouest américain que se situe le berceau de création de Mariee Sioux, profondément inspirée par l’environnement rural, les lacs, les fleuves qui paraissent encore étincelants, la mythologie de Grass Valley et de ses riches souterrains gorgés d’or. Entre fantômes du Far West et danse des esprits des amérindiens, Marie Sioux puise son inspiration poétique, et souvent surréaliste dans des histoires qui ressemblent à ces contes où ce sont les pierres qui parlent.

Extrait de « Homeopathic »

Le nom de Mariee Sioux pourrait nous faire croire que la chanteuse est issue du peuple Sioux alors qu’il s’agit en fait simplement de son deuxième prénom, que sa mère lui a donné en hommage à la culture amérindienne. Culture dont elle s’honore grâce à des liens maternels issus de la tribu californienne Paiute et des tribus amérindiennes des montagnes du Mexique. C’est ainsi que Marie Sioux est profondément guidée par la prégnance d’une nature initiatique, dominatrice et divinatoire, force motrice de son inspiration.

Extrait de « Old Magic »

Les chansons de Marie Sioux pour la plupart éthérées n’empêchent nullement la condition militante de cette écologiste pratiquante devenue depuis quelques mois une activiste investie dans le mouvement anticapitaliste Occupy jusqu’à être au devant des manifestations parfois violentes qui se sont déroulées à Oakland en novembre dernier. Loin soudain de ses chansons longues et éveillées. De ses belles et simples harmonies vocales, enrobées par un jeu traditionnel de picking guitar exigeant qu’elle aime confronter à des arrangements qui vont du folk évidemment, à un psychédélisme frisant parfois le new âge.

Extrait de « White fanged Foreverness »

Mariee Sioux a toujours puisé dans ses voyages, et sa tentation beatnik de la route, l’expérience et la force de composer. Considérant sûrement et finalement que seule sa musique puisse être son domicile fixe. Où il fait bon reprendre des forces.

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