Partons ce matin, à la découverte de l’univers d’une jeune chanteuse de 31 ans, dont les chansons s’inspirent pour la plupart du vécu des femmes. Son nom : Claire Lise. Le titre de son album : « la chambre rouge »

Il y a comme un parfum d’interdit, de sensualité libérée qui sort de la chambre rouge de Claire Lise. Avec ce petit bout de femme, bouille de lune, le désir féminin, l’érotisme, la sexualité s’expriment avec une âpre légèreté. Et l’on réalise que cette revendication radicale du corps trouve dans la chanson, art de l’immédiateté par excellence, un bon terrain de jeu.

Extrait de « Olympe de Gouges »

Claire Lise a donc la reconnaissance du ventre et sait remercier les pionnières du féminisme comme Olympes de Gouges sans pour autant réaliser un disque sur le besoin de réactiver les conquêtes féministes. C’est une femme qui parle aux femmes, en s’adressant aussi aux hommes, qui ont toujours à apprendre de la réalité et des mystères de la sensualité du deuxième sexe, de ces corps qui changent avec la maternité, ou de ces amoureuses qui ne peuvent se résoudre à prendre congé de l’amour à 50 ans…

Extrait de « Femme »

Claire Lise revendique un ton. Loin d’être consensuelle, elle dérange parfois comme lorsqu’elle chante frontale la solitude d’une femme d’aujourd’hui.

Extrait de « Je suis morte »

Timbre de voix rauque, fracturé, Claire Lise peut à raison revendiquer la filiation avec Barbara, une autre audacieuse de la chanson…

Extrait de « If one day »

Claire Lise mérite que l’on écoute ses chansons, que l’on passe outre la production qui parfois n’est pas à la hauteur de ses grandes chansons. Elle sera sur scène au trois Baudets à Paris le 23 mars et nous prouvera qu’Eve a bien fait de croquer la pomme afin d’harmoniser la tentation et le désir.

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