Voici le premier album très attendu de Michael Kiwanuka, londonien d’origine ougandaise, dont vous avez peut être déjà entendu la voix sur France Inter.

Extrait de « Tell me a tale »

Retenez bien son nom, pas toujours facile à mémoriser. Michael Kiwanuka. 25 ans. Voix d’or, dont il n’imaginait pas qu’elle serait son atout majeur pour réaliser son rêve de musique. Car pour Michael Kiwanuka, l’important était d’abord de jouer de la guitare et de pouvoir avoir la chance de se faire remarquer avec elle. Son ambition ? Devenir guitariste de studio. Même pas « guitar hero ». Par ailleurs, le jeune Michael ne se forge pas une identité en récitant son bréviaire de la soul music. Lui, ce qui le fait vibrer c’est Jimmy Hendrix pour la guitare, et plutôt Nirvana, et Blur pour l’énergie, ou Radiohead pour l’audace. Jusqu’au jour où Bob Dylan croise sa route. Il n’est alors plus question de savoir d’où vient la musique mais seulement de comprendre comment elle est faite. Michael Kinawuka n’a plus qu’une obsession. Apprendre à bien écrire ses chansons. Comment leur offrir une belle architecture et une structure solide. En pensant d’ailleurs encore qu’il pourra les écrire pour les autres…

Extrait de « I’m getting ready »

Vous l’aurez peut-être compris. Ce n’est pas l’ambition qui dévore Michael Kiwanuka qui s’inspire de sa passion pour le football et pour son équipe de Tottenham pour jouer collectif. C’est d’ailleurs en quelque sorte poussé par les musiciens qu’il croisait qu’il s’est finalement décidé à chanter lui-même ses propres chansons. Parce qu’au-delà de cette soul naturelle qui l’incarne, il y a ce je ne sais quoi du vaudou qui donne une curieuse alchimie à ses compositions.

Extrait de « Home again »

Si le groove est délicat, c’est la pureté de l’inspiration qui bluffe. Ici plus question de se dire que c’est fait à la façon de. En effet, plus que nostalgique c’est un disque intemporel.

Extrait de « I won’t lie »

Du visuel de la pochette, à la production du disque, en passant bien sûr par la voix et les chansons, partout c’est cette humilité que l’on respire. Celle de Michael Kiwanuka qui ma foi possède une bien belle âme.

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