Ce matin vous nous présentez le premier album du néerlandais Jacco Gardner, 24 ans, originaire de la ville de Hoorn. Multi instrumentiste, très influencé par la musique psychédélique il a intitulé son disque « Cabinet of curiosities ».

Dès le premier morceau de l’album on se pince. Sommes-nous bien en 2013 ? Ou avons-nous à faire à un obscur archange pop oublié de l’an 1968 soudainement exhumé ? A 24 ans, Jacco Gardner montre que l’influence de Syd Barrett, l’âme damnée des Pink Floyd, n’a pas pâli. Mais lorsque Jacco Gardner a commencé à travailler sur ses chansons, il a assez vite réalisé qu’elles ressemblaient surtout à une collection de chansons disparates, étranges et bizarres. C’est pour cette raison qu’il a intitulé son opus « Cabinet Of Curiosities ». Un cabinet rose bonbon où cordes, mellotron, clochettes et clavecin donne le là pour un retour vers un futur surréaliste.

Extrait de « Clear the air »

Jacco Gardner a grandi dans une cité industrielle et grise. Cela semble avoir conditionné son désir de convoquer des énergies contraires pour réaliser son disque. Ainsi est il marqué par ce que l’on a dénommé « la sunshine pop », littéralement pop ensoleillée qui inspira aussi Brian Wilson, le génial producteur des Beach boys, qui cherchait dans chacune de ses réalisations à trouver le saint graal de la chanson ultime. Cette alchimie secrète de la mélodie du bonheur, cette quête pour atteindre le mur du son qui vous fait croire aux forces mystiques de la musique grâce notamment aux harmonies vocales.

Extrait de « The one eyed king »

Jacco Gardner travaille sur un monde fantasmé et féérique, issu de l’imaginaire des contes pour enfants. C’est le territoire privilégié du jeu où s’expriment la légèreté, l’innocence et la virginité. Parce que pour lui, l’enfance, le plaisir immédiat et spontané se conjuguent spontanément avec l’idée même de création musicale. Ce goût pour les commencements, on le retrouve partout même lorsqu’il évoque l’éternel destin d’une vieille fille qui ne se résigne pas à attendre le prince charmant.

Extrait de « The ballad of Little Jane »

Entre les rêveries de Lewis Carroll et la quête de ce qu’il y a d’adolescence dans certaines symphonies, Jacco Gardner a fait un pacte avec l’éternelle jeunesse.

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