Elle a 29 ans, elle est d’origine zurichoise, elle publie cette semaine son quatrième album « The danger of light ». Elle s’appelle Sophie Hunger.

C’est une artiste en pleine mutation qui sort ces jours-ci un album libéré. Libéré de toute tentation démonstrative. Libéré aussi de la timidité et la froideur naturelle d’une artiste qui parfois semblait vouloir se cacher derrière un talent insolent. Plus qu’une évolution, Sophie Hunger nous offre sa propre révolution.

Extrait de « Rererevolution »

L’histoire de Sophie Hunger est celle d’une femme née pour la scène qui a toujours eu un peu de mal à faire vivre avec la même intensité ses enregistrements sur disque. Ce feu sous la glace qui menace, cette sensualité presque toujours apeurée par l’idée d’éclore, cette dextérité harmonique en écharde sur une tentation pop, tous ses dessous chics qui aujourd’hui font surface dans ce disque lumineux. Sophie Hunger s’est réconciliée avec elle-même et offre aujourd’hui un disque très dylanien qui donne à l’apparente simplicité des chansons une intensité complexe.

Extrait de«Likelikelike »

A l’image de son petit pays d’origine, Sophie Hunger a mis le monde et la diversité dans son disque ramassé. Adam Samuels, producteur américain lui présente trois musiciens à Los Angeles pour oser la tentation de la démesure. La Suisse pour ne pas oublier le sens de son identité européenne et Montréal au final pour honorer un rêve de gamine. C’est encore une fois dans une de ses chansons écrites en suisse allemand que l’on décèle la rigueur émotionnelle de Sophie Hunger.

Extrait de « Z’Lied vor Freiheitssatatue »

Sophie Hunger dans cette subtile allégorie parvient à faire chanter une statue. Comme si l’on pouvait rendre libre un monument de pierre. Au travers de ce quatrième album, Sophie Hunger elle, réussit à fait chanter son caractère strictement cérébral.

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