Partons à la découverte du 4ème album du groupe américain Midlake originaire de Denton au Texas. Changement de cap avec le départ du leader d’origine Tim Smith qui a laissé la place au guitariste Eric Pulido pour ce nouvel album qui s’intitule « Antiphon »

Extrait de « Antiphon »

« Antiphon » pour faire référence plutôt à un genre de psaume chanté par des chœurs en alternance comme dans le chant grégorien, ou encore plus précisément à l’antienne, l’ancêtre du refrain. Nous sommes donc loin du sophiste hédoniste de la Grèce ancienne. La nouvelle naissance du groupe Midlake passe ici par un bain de jouvence de psychédélisme maitrisé, ce qui révèle un goût inné du paradoxe tant il est difficile de concevoir « maitriser » le psychédélisme. Cette liberté surveillée est ici nourrie par l’usage débridé de ces cascades de chœurs orageux, foisonnants et régénérants

Extrait de « It’s going down »

Etrange combinaison de pop lyrique et d’harmonies ciselées. Comme une union surnaturelle entre un Brian Wilson qui se serait retrouvé kidnappé par les barons cintrés du rock progressif. Et pourtant rock progressif et pop solaire sont des mots qui ne vont pas si bien ensemble et qui ici parviennent à s’harmoniser.

Extrait de « The old and the Young »

Le miracle de la réinvention existe bel et bien dans l’histoire de Midlake. On y retrouve l’incandescente magie du premier album, alors que son principal architecte n’est plus là. On retrouve dans ce nouveau disque cette liberté du rock progressif, la jubilation pour les synthés analogiques, les sons planants et les cassures rythmiques. Nous ne sommes pas loin non plus parfois de la symphonie rock des Floyd avant l’emphase.

Extrait de « Aurora Gone »

Pas de digressions, de fausses pistes, pas de graisse non plus dans les morceaux. 10 vraies chansons dont un instrumental. C’est ainsi que s’opère la résurrection de Midlake.

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Midlake © Radio France
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