Vous nous faites découvrir le deuxième EP 6 titres d’un jeune auteur-compositeur-interprète Greg Fontaine dont vous n’avez pas reçu le disque directement, mais qui a su vous séduire grâce à vos recherches régulières sur Internet.

Puisque Greg Fontaine ne vient pas à nous, le mieux est donc d’aller à sa rencontre, simplement avec sa musique. Tout commence ou presque, dans une rage à peine contenue, un pessimisme nerveux, incarné dans certaine forme de débauche de sons et de sentiments contrariés.

Extrait de « La débauche »

Greg Fontaine confie que Jacques Brel l’a plus aidé qu’écrasé, citant aussi Sufjan Stevens comme paysagiste sonore. Greg Fontaine fait preuve d’éclectisme et sait aussi composer une pop de chambre enluminée par les sons d’un banjo, de cordes, d’un glockenspiel et de flutes traversière

Extrait de « Les bienheureux »

Des études de piano classique, des groupes de rock à l’adolescence du côté de Versailles, les Beatles en sautoir, l’envie de prendre la clé des champs du côté d’Avignon et de sa campagne environnante écrasée par le soleil, un home sweet home studio et les premières chansons qui naissent avec ce besoin impérieux de travailler la langue française. Un premier EP « Les âmes grises » en référence au roman de Philippe Claudel, le spleen de l’homme en quête de l’amour absolu est déjà rehaussé d’une légèreté orchestrale et mélodique qu’il continue à pratiquer dans ce deuxième essai.

Extrait de « Rocca Maurra »

Pour l’heure, Greg Fontaine sans les trompettes de la renommée a réussi à ne ressembler qu’à lui-même, sans imiter personne. C’est si rare que cela mérite d’être souligné. Son disque est pour l’heure simplement disponible en téléchargement et son site officiel encore en construction. C’est le charme imparfait des commencements.

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