Cette semaine, sort le nouvel album d’Arthur H qui s’intitule « Baba Love ».

Extrait de « Baba Love »

Arthur H est pris dans les filets de l’extase et s’en trouve ébahi. Amoureux. Et idiot d’amour. C’est donc cela être « baba love » selon lui. Il a toujours rêvé d’être Curtis Mayfield, estime que toute musique est sexuelle. Donc Arthur H est sexuellement affuté. Le maître étalon prend corps dans ses chansons qu’il honore comme une femme qu’il voudrait absolument conduire à la jouissance. C’est aussi la célébration de la beauté de l’amour qu’il a voulu chanter avec le cœur volcan de sa demi sœur Izïa.

Extrait de « La beauté de l’amour »

Tout est sens et luxuriance dans ce disque précieux. Les pianos sont enivrants comme si Satie avait pris de l’ecstasy. Les basses sont vrombissantes, les guitares sont vénéneuses. C’est chaud, vibrant, instinctif, capiteux, entêtant. A l’image de cette plongée en apnée dans les abysses de l’expérience sexuelle que met en musique Arthur H sur les mots du poète roumain Ghérasim Luca.

Extrait de « Prendre corps »

Arthur H transfiguré en Eros platonicien, qui l’eût cru ? Entre divine surprise et humaine entreprise. Ecartelé entre une inclination terrestre au libertinage, au plaisir de l’abandon et une tentation pour le divin et l’ivresse des hauteurs, expérience métaphysique qu’il chante avec Jean-Louis Trintignant.

Extrait de « L’ivresse des hauteurs »

Il faut écouter les 12 titres de ce disque foisonnant et orgasmique. Arthur H a bien raison lorsqu’il écrit : « La musique est la puissance de l’inutile, dessinant des paysages mystérieux sur la banalité de notre existence ». Ce disque révèlera ou ranimera votre point G.

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