Vous nous présentez le premier EP 5 titres d’un jeune auteur-compositeur-interprète originaire de Lyon. Il s’appelle Laurent Lamarca et il a su vous intriguer.

C’est un sentiment intuitif. Ce jeune artiste sait montrer les dents musicalement et ses premières cinq chansons révèlent une personnalité d’une sensibilité et d’une vulnérabilité exacerbées. Garçon sauvage, oui, mais déterminé à devenir ce qu’il a mis du temps à réaliser : un chanteur inclassable mais d’une classe inouïe. Un groupe de punk pour vomir ses premières rages, puis la place de l’ombre comme musicien pour d’autres, avant de larguer les amarres et décider de tout laisser derrière lui. C’est ce qu’il raconte d’une voix tendue dans une chanson qui semble lui servir de carte de visite autobiographique.

Extrait de « J’ai laissé derrière moi »

Laurent Lamarca a grandi dans une forêt de guitares et d’amplis au sein d’une famille musicienne où les bœufs et les improvisations musicales avaient l’importance des conversations entre amis de bohème. Très attaché à la langue, ses chansons sont toutes fondées sur une idée. Car chez lui, c’est le texte qui dicte l’inspiration musicale. Trouver sa place entre Alain Souchon et le groupe MGMT, Laurent Lamarca a trouvé sa quête du possible. Et il n’est jamais aussi bon que lorsqu’il use de la métaphore, qu’il joue d’une certaine forme d’ambigüité animale conjuguée à un glam rock personnalisé.

Extrait de « Garçon sauvage »

Laurent Lamarca sait aussi se faire plus sage mais tout aussi tranchant pour parler de manière elliptique de son destin dans une chanson dépouillée en forme d’exercice de style.

Extrait de « La main »

Aux dernières nouvelles Laurent Lamarca vient d’être signé chez Sony. Son premier album est annoncé pour 2013.

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