Ce matin vous nous présentez la chanteuse danoise Nanna. B basée à Copenhague. Après avoir obtenu un diplôme en 2012 en art visuel, elle vient de réaliser entièrement son premier album entre soul et musique plus traditionnelle.

Extrait de « Falling »

Ambiance minimale comme dans ce titre ou plus orchestrée pour produire une soul soyeuse, c’est au choix pour Nanna. B qui a baptisé son disque « Vitaphone ». Il s’inspire d’un graffiti peint sur une des toiles de l’artiste de rue Jean-Michel Basquiat. « Vita » signifie « vie » et « phone » signifie « son ». Le sens parfait pour définir la musique de Nanna. B

Extrait de « Keep on moving »

Depuis l’âge de six ans, Nanna. B joue avec des percussions africaines et son éducation musicale va des Beatles à Carole King en passant par Bob Dylan et bien sûr, la musique danoise des années 80. Dans son école, elle a étudiée la musique traditionnelle de l’Afrique de l’ouest, le rythme afro-cubain et la funk music. Influencée par la pop et le hip-hop, lorsqu’en 1997 elle découvre l’album de D’Angelo elle ne cherche plus sa voix, elle trouve le graal dans la new soul. Elle imagine sa musique comme de la peinture. Sa voix comme le pinceau de soie qui vient poser ses couleurs impressionnistes sur ses rêveries.

Extrait de « Utopian love »

La jeune femme injecte une touche personnelle, une sobriété et une rêverie nordique saisie dans le calme et la sérénité d’un studio d’enregistrement de l’arrière pays danois. Avant l’enregistrement, Nanna. B et son producteur voulaient créer un son qui sonne « comme un concert qui se jouerait sur la Lune ». Beaucoup de liberté et d’imagination pour celle dont la clé musicale préférée est le si bémol avec laquelle elle compose toutes ses mélodies.

Extrait de « Sun O sometimes »

Des textes, aux arrangements, jusqu’à la pochette et aux dessins qui illustrent le livret, Nanna. B a tout fait. Elle a d’ailleurs écrit elle-même une sorte de préface à son album où elle nous dit : « Vitaphone est un témoignage d’où je viens, d’où je suis et où je vais. » Nul doute qu’on la suivra là où elle voudra bien nous emmener.

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