Ce matin, vous nous présentez après quatre ans d’absence « Al », le dernier album du tandem Bumcello composé de Cyril Atef et Vincent Segall qui treize ans après leurs débuts reste toujours aussi soudé.

Extrait de « Cello laugh »

Soudé et pour la première fois dans l’histoire de Bumcello réellement ouvert à une autre personnalité, le californien Tommy Jordan, compagnon de route de longue date du groupe mais qui cette fois s’est investi dès le début du processus de l’enregistrement du disque comme le troisième membre du groupe. Avec le temps Bumcello ne change pas pour autant les fondamentaux de son approche de la musique. La musique s’invente et s’écrit à l’instant T, elle est le reflet d’une inspiration momentanée où la tête et les jambes ne cessent de dialoguer. Mais au bout, cette fois ci ce sont les chansons qui constituent le trait d’union de cette conversation improvisée et débridée…

Extrait de « « Jacaranda »

Pendant deux jours, enfermés au studio parisien Ferber, Vincent Segall et Cyril Atef ont joué sans boussole ni partition, plus de 13 heures durant, questionnant avec la même spontanéité qu’à leurs débuts les stylistiques musicales qui les submergent. Cette association hybride fait naître à chaque rencontre une bande son de l’étrange qui prouve que l’imaginaire de ces deux musiciens peut se déployer à l’infini. De cette matière brute, Tommy Jordan a construit un disque, cherchant à capturer avec sa voix gracile les essences mélodiques de chansons qui flottaient entre le ciel et la terre.

Extrait de « Je ne sais quality »

Cyril Atef géant sorcier en connexion avec les forces telluriques de la transe poursuit avec toujours la même belle obstination ses conversations intimes avec le sage poète de la transcendance musicale qu’incarne Vincent Segall. La musique de Bumcello même ouverte à un autre corps étranger, reste une quête de la puissance du groove organique. Le plus mystérieux.

Extrait de « Bows and horses »

Al, septième album du groupe reste une œuvre mouvante. Qui prend tout son sens au fur et à mesure que l’on entre dans ses mystères. C’est finalement toujours la même histoire. La musique de Bumcello est comme un rite initiatique où l’enfance primitive sort toujours grandie. C’est le livre de la jungle qu’ils parviennent à perpétuer.

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