En ce lundi matin, partons à la découverte de Bonga qui publie cette semaine son trentième album. En onze chansons, il dresse un état des lieux de son pays d’origine : l’Angola.

Extrait de « Angola » par Bonga et Bernard Lavilliers

Avec ce titre bien connu des auditeurs de France Inter , Bonga et Lavilliers nous rappelaient avec force que l’Angola possède tous les atours d’un pays de rêve regorgeant de richesses : pétrole, gaz, diamants, eaux poissonneuses. Malheureusement, avec presque 40 ans de guerre civile et de corruption organisée le pays a quelques difficultés à faire entendre sa différence, et Bonga le militant acharné pose sa voix pleine de cette mélancolie rauque pour exorciser la douleur des exploités et offrir la voix des sages…

Extrait de « Hora Kota »

Bonga est né en 1943 en Angola. Dès sa plus tendre enfance, il est imprégné de la musique populaire des quartiers de la capitale Luanda. C’est la musique rituelle qui accompagne les travaux dans les chants mais aussi celle qui permet de résister à la colonisation en dansant et chantant. Ainsi Bonga rend hommage dans ce disque au carnaval, ce qu’il dénomme comme le chahut des rues, seul moyen festif pour le peuple angolais d’exprimer son identité et sa capacité jamais éteinte de ne pas se soumettre. Pour Bonga, danser c’est vivre.

Extrait de « Carripana »

Bonga, ancien athlète de haut niveau est un exilé permanent. Entre le Portugal où il vit, ses racines angolaises et jamais loin d’un Brésil traditionnel qui irrigue son inspiration, il offre avec ce nouvel album comme le retour symbolique d’un pêcheur dans le berceau de cette civilisation des anciens. Et pour l’occasion, il crée l’internationale du haricot, métaphore du trait d’union du monde lusitanien.

« Boto Boto »

Bonga sait toujours émouvoir avec cette voix venue des profondeurs de son enfance à l’ombre de la jungle et d’un fleuve auprès duquel les anciens apprenaient le sens inéluctable du mouvement. A 69 ans Bonga lui aussi est toujours en mouvement.

En concert à Paris les 9 et 10 mars ; à Montpellier le 30 mars et à Marseille le 31 mars.

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