Ce matin vous nous présentez le premier album de la chanteuse Mesparrow, ce qui signifie « moineau » en anglais. Originaire de Tours, elle s’est d’abord fait repérer seule sur scène dans les soirées étudiantes, avant de peaufiner son projet à Londres où elle vivra deux ans avant de revenir en France. Mesparrow est un drôle d’oiseau qui a des comptes à régler avec son nid et la peur de l’ennui. Une première vie aux Beaux Arts de Tours après cinq années d’apprentissage du piano et du chant ne l’ont pas aidée à choisir entre les arts plastiques et la musique. Elle finira par reconnaître qu’elle se devait d’unir les deux disciplines en imaginant sa musique d’abord comme un son. Une matière première en perpétuel mouvement qu’elle parvient à sculpter non pas avec ses mains mais avec sa propre voix. Extrait de « The Symphony » Mesparrow compose toutes ses chansons avec sa voix. Sur scène, dès ses débuts, elle se produit seule, avec juste à ses pieds une pédale d’effets, qui lui permet de lancer des boucles et de superposer ses harmonies vocales jusqu’à créer sa propre chorale dont elle est la chef d’orchestre. Une voix, ou plus exactement des voix qu’elle traque à l’intérieur de son corps et qu’elle cherche à croiser, puis à entremêler jusqu’à trouver la fusion. Extrait de « On the borderline » Nous ne sommes pas loin parfois du travail introspectif d’une Camille qui fait parler toutes les énergies d’un corps jusqu’à se trouver dans un registre presque religieux, pas loin de celui des mantras… Extrait de « Street kid » Le jeu sonique sur la voix est particulièrement bien adapté aux sonorités de la langue anglaise. Et on a parfois du mal à imaginer qu’il puisse s’exprimer avec l’exigence de la langue française. Mesparrow pourtant ouvre une brèche dans un duo de l’étrange avec François Marry, le magnétique conducteur de François and the atlas mountain. Extrait de « Danse avec moi » Mesparrow sera sans nul doute l’une des grandes révélations de la 16ème édition de l’exigeant et audacieux festival « Les femmes s’en mêlent ». Une des rares manifestations à se dérouler à Paris et dans plus de 20 villes françaises qui ose célébrer l’indépendance d’une scène féminine émancipée dont Mesparow est d’ores et déjà l’héroïne.

L'équipe

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.