Ce matin vous nous présentez le troisième album de l’auteur-compositeur-interprète R.Wan, ancien leader du groupe Java… Il revient ces jours-ci avec un nouvel album intitulé « Peau rouge ». Ce titre de « Peau rouge » est à comprendre au sens propre comme au figuré. R.Wan amoureux des mots et chanteur par nécessité est assigné à résidence poétique dans sa réserve d’indiens résistant tant bien que mal à la domination des cow-boys qui ont fait du sentiment une industrie mondiale. « Peau Rouge » c’est aussi pour exprimer la nature réelle de sa peau. Celle d’un rougeaud, d’un très blanc bec dont le soleil a fait un exilé volontaire.Extrait de « Peau Rouge » R.Wan, enfant de Renaud, amoureux de Paname, du rap, de la musette, du reggae et de Audiard joue d’un instrument unique : sa langue, ses mots foisonnants qui dessinent une verve pleine d’une imagination fantasque comme lorsqu’il nous raconte le conte tragique des addictions à travers trois fées venues du monde interlope de la psychédélie.Extrait de « Trois fées » Il suffit d’écouter ce disque pour réaliser qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Celui de la passion d’abord qui conduit R.wan à parfois quitter le phrasé du rap pour jouer les crooners. Quant à la fumée, c’est celle aussi du papier d’Arménie qui permet d’écrire sur une marche funéraire une chanson qui pense sans pour autant dénoncer.

Extrait de « Le papier d’Arménie » L’accordéon fut longtemps le passeport donnant accès au pays des chansons de R.Wan. La biométrie de R.Wan aujourd’hui se révèle différente, grâce aux arrangements luxuriants du ST Ouen all stars, qui avec son empreinte de cuivres affine ce travail sur l’identité nationale d’une chanson ouverte sur le monde.

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