Ce matin, vous nous présentez James Blake, ce jeune anglais de 24 ans, déjà considéré comme un prodige de la musique pop et qui vient de sortir son deuxième album « Overgrown ».

James Blake - Overgrown
James Blake - Overgrown © Radio France

On a identifié James Blake comme l’un des héros de la dernière révolution musicale anglaise en date : le dubstep. Mais au jeu des étiquettes de saison, il subsiste avant tout quelque chose d’unique : un univers, une voix et une maîtrise exceptionnelle du son. Plutôt que de donner un genre à la musique de James Blake, laissons-nous embarquer dans son monde. Un monde de mutant pour celui qui se destinait à la musique classique et qui a soudainement lâché ses partitions pour entamer un dialogue fusionnel avec son piano et ses ordinateurs.

Extrait de « DLM »

James Blake remercie presque tous les jours son père, chanteur et guitariste avec lequel il chante dès l’âge de 5 ans la musique de l’âme de Otis Redding. Cela s’appelle un joli conditionnement, qui deviendra pour lui une obsession. La voix humaine doit révéler à travers son mystère une connexion avec la part la plus intime de soi. James Blake est saisi par le sentiment amoureux et c’est dans ce transport qu’il cherche les clés d’une forme de recueillement spirituel

Extrait de « To The Last »

James Blake, c’est un enfant de Satie et de la techno au sens large qui veut changer les règles imposées par la technologie. Mettre les machines au pas, redéfinir à l’ère d’Internet qui fit sa réputation le temps de la plénitude, s’astreindre au régime de la lenteur. Se couper de l’urgence du monde tout en voyageant pour écrire et composer. Faire du trajet ou de la distance un mouvement d’inspiration.

Extrait de « Overgrown »

C’est ainsi que James Blake a composé le titre « Retrograde » à la suite d’une conversation téléphonique avec sa copine qui réside à Los Angeles. Marqué par le contraste entre la distance et le côté intime de cette relation, il décide de retranscrire ses émotions en musique. Le résultat est saisissant.

Extrait de « Retrograde »

L’album s’appelle « Overgrown », que l’on peut traduire par envahi ou submergé. James Blake a trouvé le mot juste pour exprimer le sentiment qui découle de sa musique.

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